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Édito

Élections 2026 au Maroc : l’élite ce n’est pas pour demain

ÉLECTIONS Houssifi El Houssaine

Élections après élections, le grand cirque de la rhétorique reprend ses droits alors que l’été fait ses au revoir, voire ses à dieux, que sais-je. Un été marqué par la prolifération des festivals. La saison estivale veut nous régaler par un festival des plus génialissimes. Le festival des menteurs, habituellement organisé dans le village de Moncrabeau en France, va être délocalisé. Pas moins de vingt-sept académies de mensonges vont disputer le titre du roi des menteurs. A l’instar des autres festivals, celui-ci sera organisé, sans son consentement, aux frais du redevable.

Sans pudeur ni gêne, elles défileront devant les pupitres et dans les plateaux de télévision pour nous convaincre que le rêve américain oups marocain est possible. Elles vont rosir l’horizon avant de noircir nos réalités. Elles vont promettre des rêves avant de nous cauchemardiser dans nos sommeils. Avec des discours qui hypnotisent encore les simples d’esprit. Chacun prétend détenir la potion magique. C’est réjouissant d’apprendre que le citoyen réalise qu’il n’est pas obligé de lancer une bouteille à la mer pour venir à bout de ses soucis.

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Ces discours trouvent toujours bons entendeurs tant que la société regorge de pommes faciles à bananer. Ceux qui croient que les carottes sont cuites ne sont pas une minorité. Ils sont retranchés dans le silence. Dommage la politique au Maroc est un navet.

« Tous les mêmes, tous les mêmes, il y’en a marre... ». C’est une folie d’espérer un changement avec les mêmes personnes fidèles aux mêmes pratiques. Je ne suis pas méchant, mais il est légitime de se demander sur le secret de l’espérance de vie assez élevée chez nos politiciens. Evoluant dans une branche ou le stress, l’anxiété et l’angoisse sont monnaie courante, devraient en principe manger leurs bulletins de naissance de façon précoce. Qu’ils meurent. C’est tout le mal que je souhaite à mon pays. Malins comme des singes et conscients que personne n’est éternel, ils installent leurs postérités en guise de relève avant de battre retraite généralement suite à une décision du tout puissant.

De quoi notre vie sera faite demain lorsque chef d’orchestre et musiciens sont des illettrés, des sou-doués voire au mieux des récupérés des universités des sciences humaines. C’est frustrant de voir les lettres mener comme elles l’entendent les chiffres. Où sont nos matheux, nos physiciens, nos géologues, nos ingénieurs, nos médecins et autres ? Se noyer dans le silence est une position passive qui fait rougir plus d’un.

Parle pour que je te vois ! Ce sont leurs programmes qui ont dévoilé que nos politiciens sont plus dans la narration que dans la démonstration. Comment convaincre avec un projet qui fait des promesses une devise et zappe de façon volontaire le mode de financement. On le sait dans une négociation, le dernier mot est un chiffre et la différence entre un rêve et un projet est une date. Les programmes se démarquent par une pléthore de projets et une pénurie du « comment ». Ils sont incapables de bâtir un programme selon la démarche QQOQCCP. Je ne vais pas expliquer, parce que depuis un bon moment j’ai arrêté de faire le professeur. La  question du financement est cruciale lorsqu’on se rappelle que la réserve fiscalité a été exploitée à fonds et que le pays est criblé de dettes aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale.

Dans les programmes, lorsque vous appelez à la barre : politique économique, politique monétaire, politique fiscale, politique d’emploi, politique extérieure…c’est l’écho de ton son qui te revient très triste. S’ils n’ont pas de mots à dire ou ne peuvent bouger lesdites politique d’un iota, difficile de les distinguer des fonctionnaires. Ces derniers sont produits par des recrutements généralement truqués, les politiciens sont issus d’élections trafiquées. On n’a pas besoin de renforcer l’armée des fonctionnaires qui passe ses journées à signer des parapheurs. On a besoin d’Hommes et il n’est de richesses que d’hommes. D’Hommes qui agissent, interagissent, meneurs et surtout intelligents.

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