Les Bourses contrastées à l’ouverture

Jeudi, les principaux indices européens ouvrent en ordre dispersé, entre les incertitudes et tensions persistantes liées à la crise dans le détroit d’Ormuz et la forte baisse des valeurs technologiques en début de séance.
Ainsi, le FTSE MIB ouvre en baisse de 0,5% à 49 517,62, le Mid-Cap recule de 0,3% à 60 026,95, le Small-Cap cède 0,7% à 36 659,98, tandis que l’Italia Growth est dans le rouge de 0,4% à 9 371,08.
À Londres, le FTSE 100 progresse de 0,1%, le DAX 40 de Francfort cède 0,5%, tandis que le CAC 40 de Paris recule de 0,2%.
Selon Linh Tran, analyste chez XS.com, « la capacité du pétrole à conserver ses gains dépendra de l’ampleur avec laquelle les attaques affecteront les approvisionnements réels, notamment les volumes d’exportation et le transit par le détroit d’Ormuz ».
L’analyste observe également que la reprise des exportations depuis le Golfe, revenues à plus de 75% de leurs niveaux d’avant-guerre selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), limite la poursuite de la hausse des prix, même si le marché devrait rester caractérisé par une offre insuffisante jusqu’à la fin de l’année.
Sur le front macroéconomique, l’économie britannique a progressé de 0,1% sur un mois en août, ralentissant par rapport à la croissance de 0,4% enregistrée en juillet comme en juin, mais déjouant les attentes du marché, qui tablaient sur une contraction de 0,1%.
Le taux d’inflation annuel en France s’est établi à 3,1% en septembre, révisé à la hausse par rapport à l’estimation préliminaire de 3,0% et en progression par rapport aux 2,4% d’août.
Au Japon, la production industrielle a été inférieure aux estimations initiales en août, reculant de 2,4% sur un mois, après une baisse de 0,2% enregistrée en juillet. Le chiffre d’août a été révisé à la baisse par rapport à l’estimation préliminaire, qui faisait état d’un repli de 1,7%.
Sur le front des matières premières, le Brent recule et s’échange sous le seuil de USD105, tandis que les prix du gaz naturel européen se maintiennent jeudi autour de EUR87 par mégawattheure, à leurs niveaux les plus élevés depuis 2022, en raison des risques pesant sur les approvisionnements en provenance du golfe Persique et de stocks réduits après l’hiver.
Les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz ont limité les flux de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance du Moyen-Orient, une région qui représente environ 20% des exportations mondiales de GNL.
À Milan, les services aux collectivités prennent la tête, Hera affichant la meilleure performance avec un gain de 2,1%. Enel progresse également de 2,0%, tandis que Terna s’adjuge 1,7%, à l’instar de Nexi.

