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Assemblées annuelles FMI/BM

Changement climatique : le modus operandi de l’ACAPS selon Khalil El Alamy

ACAPS

L’ACAPS œuvre en coordination avec les différents régulateurs du secteur financier et les différentes parties prenantes, à asseoir les bases pour une gestion saine des risques liés au changement climatique et à contribuer à l’émergence d’une finance durable.

L’ACAPS accueille l’assemblée générale de l’Organisation des Autorités Africaines de Contrôle des Assurances (O2ACA) ce jeudi 12 octobre et ce en marge des AA2023 du FMI et de la Banque Mondiale tenues à Marrakech.

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Cette rencontre prévoit l’adoption d’une stratégie triennale pour l’O2ACA ainsi que l’examen des moyens susceptibles de développer le partenariat interafricain et de favoriser les canaux de coopération et d’échange d’expertise entre les membres de l’Organisation en matière de supervision des marchés d’assurances.

Cette rencontre vise à permettre aux régulateurs africains de mieux comprendre les impacts des risques climatiques sur le secteur des assurances et de s’inspirer des meilleures pratiques internationales dans le domaine, et ce en passant en revue les différentes approches y afférentes en matière de contrôle.

« La décision du maintien de ces assemblées annuelles témoigne de la confiance placée par les deux institutions de Bretton Woods dans le Maroc et atteste de la reconnaisse de la gestion efficace des conséquences du séisme d’Al Haouz », rappelle Othman Khalil El Alamy,  Président PI de l’ACAPS dans son discours d’ouverture lors de ladite rencontre. Il rappelle à ce sujet que différentes dispositions ont été prises par le Royaume pour gérer immédiatement les conséquences de ce séisme sur les plans humain et matériel.

Et de rappeler qu’un plan d’urgence a été lancé par le Souverain pour le relogement des sinistrés et la prise en charge des catégories les plus affectées par le tremblement de terre.

A noter que le Royaume s’est en effet fixé des objectifs ambitieux en matière de lutte contre les risques climatiques, et est résolument engagé à lutter contre le changement climatique qui exerce une pression croissante sur ses ressources naturelles, impactant la résilience de ses écosystèmes forestiers et agricoles, notamment en raison de la raréfaction de l’eau.

Plusieurs mesures ont été prises à cet effet. Elles portent essentiellement sur la mise en place du Plan Climat National 2030, l’adoption de la Stratégie Nationale de la Gestion des Risques des Catastrophes Naturelles et le renforcement de la gouvernance climatique à travers l’institutionnalisation de la Commission Nationale des Changements Climatiques et de la Diversité Biologique.

Le Maroc s’engage en effet à rendre son territoire plus résilient face au changement climatique, tout en accélérant sa transition vers une économie sobre en carbone.

Cette vision ne se limite pas uniquement au contexte national, mais force est de constater que le Maroc s’est volontairement tourné vers la coopération internationale, notamment Sud-Sud, en vue de promouvoir le développement durable dans l’ensemble des domaines, à commencer par les secteurs économique et financier.

« Le Royaume a une ferme volonté de donner une forte impulsion à la coopération interafricaine visant le renforcement des capacités en matière de lutte contre le changement climatique au Maroc et dans le reste du continent africain à travers notamment la mobilisation de l’action collective pour relever les défis urgents ayant trait aux risques climatiques en Afrique », explique El Alamy.

Ce continent, bien qu’il contribue le moins au changement climatique, subit, malheureusement, de plein fouet ses conséquences néfastes. Ce qui est à même de bouleverser plusieurs branches d’activités, dont le secteur des assurances.  Il est en effet le plus concerné et le plus impacté par le réchauffement climatique et les risques catastrophiques et se doit, ainsi, d’apporter des solutions en mesure d’atténuer l’impact de ces phénomènes.

« En tant que régulateurs, nous sommes appelés à, d’une part, mieux comprendre les effets du changement climatique sur le secteur, et, d’autre part, à mettre en place des règles prudentielles adéquates en vue notamment d’atteindre les objectifs escomptés en matière de stabilité et de résilience du marché de l’assurance au profit des assurés », annonce le régulateur.

Dans un contexte marqué par l’augmentation de la fréquence des évènements catastrophiques et des risques financiers qui en résultent et affectent la résilience des institutions financières, y compris les entreprises d’assurances, l’Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale s’est engagée dans un processus visant à relever les défis imposés par le changement climatique et a, dans ce cadre, élaboré, en partenariat avec les institutions du secteur financier du Maroc, une feuille de route pour que le secteur financier national soit en phase avec le développement durable.

L’ACAPS œuvre aussi, en coordination avec les différents régulateurs du secteur financier et les différentes parties prenantes, à asseoir les bases pour une gestion saine de ces risques et à contribuer à l’émergence d’une finance durable.

Pour sa part, la profession s’engage à développer des produits d’épargne « verts», à investir dans des valeurs écologiques et porteuses de valeur ajoutée, en optant progressivement pour des placements éco-conscients, à élargir l’offre de couverture des risques climatiques, à développer des solutions d’assurance pour les risques environnementaux…

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