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Assurances

Basculement AMO vers la CNSS : un manque à gagner de 4 Mds de DH pour les assurances

amo cnss

La réforme de la généralisation de l’AMO continue de susciter le débat notamment auprès des opérateurs du secteur des assurances. Et pour cause, le basculement des assurés du secteur privé et public vers le régime AMO inquiète les opérateurs du secteur des Assurances.

Intervenant à la 8ème rencontre de la FNACAM, le Président de la Fédération Marocaine de l’Assurance (FMA), Mohamed Hassan Bensalah, a précisé que le transfert de l’Assurance Maladie de base, des 1.400.000 assurés, vers la CNSS, n’est pas réjouissant pour le secteur.

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« Je ne cesse de le répéter ; ce transfert ne se fera pas sans dégâts, pour toutes les parties prenantes, que ce soit les assurés, les intermédiaires ou les compagnies d’assurance », a-t-il déploré.

Et d’ajouter « les entreprises et les salariés vont voir leurs cotisations augmenter de manière significative. Selon nos estimations, il faudra payer, en moyenne, 1% de plus de la masse salariale en HT pour basculer à la CNSS, sans tenir compte du coût de la complémentaire et celui des couvertures décès et invalidité.  Paradoxalement, ce sont les mauvais risques qui vont gagner dans la bascule, puisque certains d’entre eux verront leurs contributions diminuer au regard des majorations qui leurs sont actuellement appliquées ».

En témoigne le manque à gagner. Bensalah a précisé que ce ne sont pas moins de 4 Mds de DH de primes qui vont disparaitre pour les entreprises d’assurance. Sans oublier, nos nombreux collaborateurs qui sont dédiés aujourd’hui à l’assurance santé.

Selon le président de la FMA, l’assurance maladie liée à l’article 114 représente, à fin 2023, 13,3% de l’assurance non-vie, contribue, pour certains courtiers, à plus de 30% des commissions perçues, avec en plus, la même problématique que les compagnies d’assurance quant aux ressources dédiées.

« Ce sont plus de 400 MDH de commissions, qu’il va falloir chercher à compenser. La situation est plutôt inquiétante et nous ne pouvons pas nous permettre de rester les bras croisés ! », a-t-il alerté.

Le Président de la FMA a appelé tous les acteurs à œuvrer ensemble pour concevoir des garanties complémentaires, non seulement pour la population 114, mais pour l’ensemble de la population AMO.


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