Le Royaume du Maroc a réaffirmé, mardi à Brazzaville, son engagement constant en faveur de la Commission Climat du Bassin du Congo et du financement du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo, à l’occasion de la première table ronde des bailleurs de fonds organisée en marge des Assemblées annuelles 2026 de la Banque africaine de développement (BAD).
Intervenant à cette occasion, l’ambassadeur du Maroc auprès de la République du Congo, Najoua El Berrak, a souligné que cette première réunion des bailleurs de fonds constitue l’aboutissement d’une décennie de travail acharné, de plaidoyer tenace et de conviction partagée.
Elle a affirmé que le Maroc, sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a été l’un des architectes de cette dynamique africaine dédiée à la protection et au développement durable du Bassin du Congo.
Le Royaume, a rappelé El Berrak, a accompagné la mise en place de cette initiative depuis la COP22 de Marrakech en 2016, notamment à travers le financement et la conduite de l’étude de préfiguration du Fonds Bleu, qui a permis d’identifier un plan d’investissement regroupant plus de 200 projets ainsi que le mécanisme de gouvernance et de financement du Fonds.
Elle a également fait savoir que le Maroc a versé sa contribution pour la mise en place de l’unité de démarrage du Fonds Bleu et partagé son expertise en matière de finance climatique, de gouvernance environnementale et de développement durable au profit des États membres.
Par ailleurs, l’ambassadeur a annoncé que le Royaume venait d’effectuer une nouvelle contribution financière à la Commission Climat du Bassin du Congo, qualifiant ce geste de signe de confiance dans la vision portée par cette institution africaine, avant d’appeler les partenaires et bailleurs de fonds à franchir “le pas décisif du financement”.
Relevant que le temps du plaidoyer est désormais dépassé, El Berrak a jugé que la priorité actuelle consiste à transformer les engagements en ressources concrètes au service des populations et de la préservation des écosystèmes du Bassin du Congo.
D’après elle, la Commission dispose aujourd’hui d’un portefeuille de plus de cinquante projets prioritaires structurés, crédibles et alignés sur les stratégies nationales de développement.
El Berrak a ainsi appelé les bailleurs de fonds à soutenir une initiative qu’elle considère comme un investissement dans la stabilité climatique de la planète, la sécurité alimentaire et l’avenir de millions de femmes et d’hommes.
Elle a insisté sur la nécessité d’un soutien “prévisible, coordonné et orienté vers des projets à fort impact”, notant que le financement du Bassin du Congo constitue un enjeu urgent pour le continent et pour l’équilibre mondial.
Initiées sous le thème “mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté”, les Assemblées annuelles 2026 de la BAD rassemblent plus de 3.000 participants, dont des Chefs d’Etat et de Gouvernement, des ministres des Finances et du Plan, des gouverneurs des Banques Centrales, des dirigeants du secteur privé, d’institutions financières internationales, des philanthropes, des acteurs de la société civile, ainsi que des universitaires.

