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Développement Durable

Biodiversité : un levier stratégique en érosion (CESE)

cese biodiversité

La biodiversité est soumise à des pressions croissantes sous l’effet notamment des activités anthropiques et économiques excessives lesquelles contribuent à la fragilisation des écosystèmes agricoles, forestiers, pastoraux, oasiens et marins. À ce titre, les estimations font état de la disparition de près de 75% des variétés locales de céréales au cours des dernières décennies, tandis que plusieurs stocks halieutiques sont exploités à des niveaux proches, voire supérieurs, aux seuils de durabilité. Un avis du CESE explore les leviers permettant de mieux intégrer la biodiversité dans les politiques publiques et les dynamiques de développement.

Le Maroc dispose d’un patrimoine naturel important, qui constitue un levier essentiel de la sécurité alimentaire et hydrique, de la régulation climatique, du renforcement de la résilience des territoires, ainsi que dans la durabilité des activités agricoles, forestières, halieutiques et touristiques, contribuant ainsi au maintien des équilibres territoriaux.

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Malheureusement cet actif précieux est aujourd’hui soumis à des pressions croissantes sous l’effet notamment des activités anthropiques et économiques excessives lesquelles contribuent à la fragilisation des écosystèmes agricoles, forestiers, pastoraux, oasiens et marins, À ce titre, les estimations font état de la disparition de près de 75% des variétés locales de céréales au cours des dernières décennies, tandis que plusieurs stocks halieutiques sont exploités à des niveaux proches, voire supérieurs, aux seuils de durabilité, explique Abdelkader Amara, Président du Conseil économique, social et environnemental.

S’exprimant ce mercredi lors de la restitution de l’avis consacré au thème : « la biodiversité au Maroc : pour une gouvernance renouvelée au service d’un développement territorial durable », le président du CESE a souligné que la biodiversité doit être consacrée comme un pilier structurant de la souveraineté nationale et du modèle de développement du Royaume, en articulation étroite avec les enjeux de l’eau, de l’énergie, de la sécurité alimentaire et de la résilience climatique.

L’avis du CESE met en exergue le caractère stratégique de la biodiversité en tant que composante essentielle de la résilience des territoires, ainsi que de la sécurité alimentaire et hydrique et de la durabilité des écosystèmes. Il analyse les facteurs à l’origine de l’érosion de la biodiversité nationale, leurs effets sur la résilience des territoires et les limites structurelles qui entravent sa préservation, sa restauration et sa valorisation durable. Il met également en évidence les leviers permettant de mieux intégrer la biodiversité dans les politiques publiques et les dynamiques de développement, en cohérence avec les objectifs de souveraineté alimentaire, de sécurité hydrique et de durabilité des écosystèmes.

Pour sa part, Abderrahim Ksiri, membre du Conseil et rapporteur du thème, a indiqué que, malgré les avancées réalisées par le Maroc sur les plans législatif, institutionnel et stratégique dans le domaine de l’environnement et du développement durable, plusieurs fragilités et dysfonctionnements persistent.

Il a relevé que la gouvernance de la biodiversité demeure marquée par des logiques de gestion en silos, limitant son intégration transversale dans les politiques publiques. La coordination entre les secteurs concernés reste encore très perfectible, avec des articulations limitées entre les politiques agricoles, hydriques, environnementales, territoriales et financières. De ce fait, les arbitrages publics continuent d’être principalement conduits selon des finalités propres aux secteurs concernés, avec une prise en compte partielle des interdépendances entre eau, énergie, alimentation, écosystèmes et biodiversité, dans une logique nexus.

Par ailleurs, il a souligné que les connaissances scientifiques et les dispositifs de suivi écologique restent insuffisamment mobilisés pour éclairer valablement les décisions publiques et économiques.

C’est ainsi que le Conseil appelle à ériger la biodiversité en capital naturel stratégique et à l’intégrer de manière effective et structurée dans les politiques publiques, afin de renforcer la résilience des territoires, soutenir un développement durable et favoriser la création d’emplois pérennes, notamment dans les filières de l’économie verte et bleue ainsi que dans l’écotourisme.

Dans ce sens, le CESE préconise l’adoption d’une loi-cadre dédiée à la biodiversité, afin de renforcer l’effectivité du disp

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