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Banques

BMCI : la banque peine à renouer avec la croissance

BMCI

La lecture des différents drivers et enjeux du secteur augure que les banques cotées à la bourse de Casablanca enregistreront une performance positive des bénéfices courant 2022e. Toutefois les banques de la place ne sont pas logées à la même enseigne. Pour le cas de BMCI, l’alourdissement du coefficient d’exploitation continue de plomber les résultats.

A l’issue de la publication des résultats à fin septembre, les analystes de CDG Capital Insight tablent sur une légère baisse de 0,4% du PNB du groupe à 3,0 Mds de DH en 2022e.

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Ce repli traduit essentiellement la baisse de 1,1% de la marge d’intérêt.

« Par ailleurs, suite à l’effort d’investissement entamé par le groupe, notamment en IT, le coefficient d’exploitation devrait se maintenir à un niveau élevé aux alentours de 70% à fin 2022e, quoiqu’en légère baisse par rapport à 2021 », notent les analystes.

 De ce fait, le résultat brut d’exploitation devrait augmenter légèrement de 1,6% à 901,4 MDH selon nos estimations.

    • Tenant compte des tensions continues sur les indicateurs de risque, il est prévu une quasi-stabilité du coût du risque à 0,94%, soit de 580,4 MDH en 2022e.

  • Au final, le RNPG est prévu à 152,6 MDH en 2022e contre 167,1 MDH en 2021.

Ainsi, la marge nette devrait se situer à 5,1%.

La valorisation du groupe sur la base d’un DCF conduit les analystes à un cours théorique de 388 DH, soit un potentiel de baisse de 16,3% par rapport au cours de clôture du 09/02/2023.

Ainsi, en se basant sur l’échelle de recommandation de CDG Capital Insight, il est recommandé de vendre le titre « BMCI ».

« Certes, le groupe bénéficie d’une structure financière solide. Toutefois, son activité est toujours sous pression. En effet, le PNB du groupe peine à renouer avec la croissance », affirment les analystes.

Après avoir enregistré un TCAM de -0,3% sur les cinq dernières années (2016-2021), les revenus du groupe sont attendus en légère baisse pour 2022e. Aussi, la profitabilité du groupe devrait pâtir de l’alourdissement prévu du coefficient d’exploitation, comme en attestent les résultats à fin septembre.

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