Les Bourses mondiales dans le vert avec les attentes d’une Fed plus accomodante

Les Bourses mondiales profitent encore de données sur l’emploi américain publiées la semaine dernière, qui alimentent les attentes d’une trajectoire de taux plus accommodante de la Réserve fédérale américaine (Fed).
En Europe, dans les premiers échanges, la Bourse de Paris prenait 0,41%, Francfort 0,64%, Londres 0,17% et Milan 0,46%.
Les indices européens surfent toujours sur les chiffres décevants sur l’emploi américain en août, publiés la semaine dernière, qui alimentent les attentes de baisse imminente des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed).
Pour Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote Bank, « l’affaiblissement du marché de l’emploi » renforce même l’idée que la Fed « ne se contentera pas d’abaisser ses taux en septembre, mais devra peut-être agir plus agressivement pour soutenir l’emploi et compenser ce que beaucoup considèrent comme une réponse tardive ».
Cette semaine apportera un éclairage sur l’inflation, avec « l’indice des prix à la production (PPI) mercredi, et surtout l’indice des prix à la consommation (CPI) jeudi qui orienteront les anticipations » de trajectoire de taux de la Fed, « avec une attention particulière portée aux conséquences des droits de douane », commente Jim Reid, économiste à la Deutsche Bank.
En Asie également, « les attentes accommodantes vis-à-vis de la Fed ont soutenu le sentiment de marché ».
A la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei a terminé en hausse de 1,45%.
A Hong Kong, l’indice Hang Seng prenait 0,83% dans les derniers échanges. Les principaux indices de Chine continentale évoluaient également en terrain positif.
A l’agenda également cette semaine, la Banque centrale européenne (BCE) devrait maintenir jeudi ses taux directeurs inchangés, l’inflation restant contenue en zone euro, mais la probable chute du gouvernement français et la faiblesse persistante de l’économie allemande lui compliquent la donne.
La France sous les projecteurs
C’est « la crise politique en France, avec la perspective d’une chute imminente du gouvernement, qui devrait retenir l’attention des investisseurs au cours de la séance », commente John Plassard, responsable de la stratégie d’investissement chez Cité Gestion Private Bank.
Car, sauf coup de théâtre, François Bayrou va devenir lundi le premier chef de gouvernement de la Ve République à tomber sur un vote de confiance en France. Un scénario qu’il a lui même provoqué et qui ouvre une nouvelle période d’incertitudes, au moins jusqu’à la nomination de son successeur.
A 15H00 (13h00 GMT), M. Bayrou montera à la tribune de l’Assemblée pour engager la responsabilité de son gouvernement, après avoir présenté en juillet un plan d’économies de plus de 40 milliards d’euros.
« Son gouvernement devrait probablement tomber sous la pression de l’opposition, ce qui pourrait peser sur les actions et obligations françaises et limiter les gains de l’euro », estime Ipek Ozkardeskaya.
Vers 07H15 GMT, l’euro restait pour le moment stable face au dollar (+0,06%) à 1,1725 dollar pour un euro.
Sur le marché obligataire, le rendement de la dette française à échéance 10 ans évoluait à 3,45%, comme vendredi en clôture.
