La Chine annonce des mesure de rétorsion face aux droits de douane américains

La Chine a déclaré qu’elle appliquerait à compter du 10 février des droits de douane supplémentaires sur un éventail de produits en provenance des Etats-Unis alors que sont entrées en vigueur mardi des surtaxes de 10% décidées par le président américain Donald Trump sur les produits chinois importés aux Etats-Unis.
Cette annonce vient confirmer les craintes d’une guerre commerciale entre les deux plus grandes puissances économiques mondiales, comme lors du premier mandat de Donald Trump (janvier 2017-janvier 2021).
Le locataire républicain de la Maison blanche, revenu au pouvoir le 20 janvier, reproche à Pékin de ne pas empêcher des drogues illégales d’être préparées et envoyées depuis la Chine à destination des Etats-Unis.
Alors qu’il s’est entretenu lundi avec les dirigeants canadien et mexicain, auxquels il a accordé à la dernière minute un sursis pour la mise en oeuvre annoncée de tarifs douaniers de 25%, Donald Trump devrait discuter seulement en fin de semaine avec son homologue chinois Xi Jinping, a fait savoir la présidence américaine.
Pékin a annoncé mardi, alors que venaient d’entrer en vigueur les surtaxes décidées par Donald Trump, un ensemble de mesures de rétorsion.
Dans un communiqué, le ministère chinois des Finances a déclaré que certaines importations automobiles américaines seraient visées par des droits de douane supplémentaires de 10%. Le charbon et le gaz naturel liquéfié (GNL) américains vont eux faire l’objet de taxes de 15%, a-t-il précisé.
En 2018, lors de son premier mandat, Donald Trump avait initié une brutale guerre commerciale avec Pékin, déplorant le large excédent commercial de la Chine dans ses relations commerciales avec les Etats-Unis.
Les deux plus grandes puissances économiques mondiales avaient à l’époque instauré des surtaxes douanières sur des milliards de dollars de produits, chamboulant les chaînes d’approvisionnement mondiales et nuisant à l’économie mondiale.
Pour mettre fin à cette guerre commerciale, Pékin avait accepté en 2020 d’acheter annuellement quelque 200 milliards de dollars de produits américains supplémentaires, mais ce plan avait déraillé à cause de la pandémie de COVID.

