Liquidité bancaire : le déficit (re)pique du nez

Au terme de la période allant du 13 octobre au 19 novembre 2025, le déficit de liquidité bancaire moyen se creuse de +6,15% à -137,7 Mds de DH au moment où les avances 7 jours de la Banque Centrale avancent de 7,6 Mds de DH pour s’établir à 68,7 Mds de DH.
De leur côté, les placements du Trésor s’affaiblissent avec un encours quotidien maximal de 10,3 Mds de DH (vs. 15 Mds de DH la semaine précédente). Enfin, le TMP se stabilise à 2,25% au même moment où le MONIA recule à 2,239%.
Lors de la dernière adjudication, le Trésor a levé un montant total de 4,3 Mds de DH, soit 54% du montant initialement proposé de 8 Mds de DH. Ces levées concernant les échéances 52 semaines et 2 ans, effectuées au taux limites respectifs de 2,1476% et de 2,5119% et ont entraîné des variations du taux primaire de ces maturités de +2,4 pbs et de+16,6 pbs respectivement.
Sur le marché secondaire, BKGR relève une tendance haussière. En effet, durant la période passée sous revue, le marché secondaire progresse dans le vert, marqué par des hausses sur les maturités 26 semaines (+17,11 pbs), 52 semaines (+7,82 pbs) et 10 ans (+6,51 pbs).
En termes des prévisions monétaires, BKGR souligne que Bank Al-Maghrib devrait légèrement augmenter au cours de la prochaine période, le rythme de ses interventions sur le Marché monétaire, fixant ainsi le volume de ses avances à 7 jours à 69,5 Mds de DH contre 68,7 Mds de DH précédemment.
Pour ce qui est des prévisions obligataires, en dépit du faible niveau des tombées attendues en décembre, le Trésor continue de faire le plein, ce qui occasionne une certaine tension sur les maturités de court et moyen terme. Pour la semaine prochaine, le marché obligataire devrait évoluer dans une relative stabilité malgré le creusement du déficit de liquidité observé dernièrement.
La partie courte de la courbe resterait globalement ancrée ; Le TMP demeurant stable et la demande primaire restant soutenue, notamment sur le 2 ans. En revanche, les taux longs pourraient conserver un léger biais haussier, alimenté par des besoins de financement du Trésor encore significatifs et une visibilité budgétaire a priori moins confortable. Dans ce contexte, les investisseurs devraient continuer à privilégier les durations intermédiaires, perçues comme le meilleur compromis en termes de portage et de risque.

