Flash
Budget 2027 Intérieur : 58,7 Mds de DH pour accélérer le développement territorial et humain Transport routier : 400 MDH mobilisés pour un soutien exceptionnel aux professionnels Aide au logement : 300 MDH débloqués pour régulariser les paiements en retard Le Pr Adnane Remmal consacré par l’Unesco pour ses travaux contre l’antibiorésistance AFIS 2026 : mobiliser les capitaux africains au service de la croissance et du développement Transformation digitale et IA : l’ADII et les douanes coréennes renforcent leur coopération Ouverture de la 13è édition de Devoxx Morocco, dédiée aux technologies émergentes Mirage de la croissance sans emplois : L’urgence d’un nouveau pacte pour l’intégration de la jeunesse Programme de vaccination : la SMSM et les Sociétés Savantes formulent 18 recommandations pour le Plan stratégique national 2027-2030 Maroc–Chine : l’ASMEX et l’ACCAD esquissent une nouvelle feuille de route pour les exportateurs marocains
Société

Briser les idées reçues : l’impact de l’arthrite et du psoriasis sur les patients (Laila Najdi)

Psoriasis

Laila Najdi, présidente de l’Association Marocaine des Polyarthritiques et du Psoriasis (AMPS) revient dans cet interview sur des idées reçues les plus fréquentes sur l’arthrite et le psoriasis, et comment affectent-elles les patients.

EcoActu.ma : Quelles sont les idées reçues les plus fréquentes sur l’arthrite et le psoriasis, et comment affectent-elles les patients ?

Laila Najdi : Ce qu’on voit souvent, c’est une mauvaise compréhension de ces maladies. Par exemple, beaucoup de gens pensent que l’arthrite ou le psoriasis sont contagieux, ce qui n’est absolument pas le cas. Mais cette croyance pousse les patients à s’isoler, parfois même à éviter les lieux publics, de peur d’être jugés ou rejetés.

Publicité

Ensuite, il y a aussi cette tendance à minimiser leurs symptômes. On entend des choses comme : « Ce n’est qu’une éruption cutanée » ou « Tout le monde a mal aux articulations parfois ». Ces phrases peuvent sembler anodines, mais pour les patients, elles renforcent un sentiment d’incompréhension et d’isolement.

Publicité

Et puis, il y a les répercussions sur l’accès aux soins. Beaucoup de patients, influencés par ces idées reçues, se disent que consulter ou suivre un traitement, ce n’est pas nécessaire. Ils perdent parfois des années avant de demander de l’aide.

Publicité
Avez-vous des exemples concrets de l’impact de ces idées reçues sur les patients ?

Oui, absolument. Par exemple, j’ai rencontré un patient atteint de psoriasis qui a arrêté de participer à des réunions familiales. Il avait peur des jugements, des regards, et cela a fini par affecter sa santé mentale. Il est tombé dans l’anxiété et la dépression.

Un autre exemple, c’est un patient souffrant d’arthrite. Sa douleur chronique l’a obligé à quitter son travail, qu’il adorait. Cette situation a non seulement causé des difficultés financières, mais aussi une perte d’estime de soi. Ces histoires montrent bien que les impacts vont au-delà de la maladie elle-même.

Pourquoi la sensibilisation est-elle si importante dans ce contexte ?

La sensibilisation, c’est vraiment clé. Elle peut faire évoluer les mentalités. Quand les gens comprennent que ces maladies ne sont pas contagieuses et qu’elles peuvent toucher n’importe qui, ils deviennent souvent plus empathiques et compréhensifs.

Mais ce n’est pas tout. Sensibiliser, c’est aussi inciter les patients à chercher des soins adaptés. Avec une meilleure information, ils sont moins tentés de minimiser leur situation ou d’attendre trop longtemps avant de consulter. Et puis, ça peut même pousser les gouvernements et les organisations à améliorer l’accès aux traitements.

Enfin, il y a l’aspect du soutien émotionnel. Par exemple, grâce à des campagnes de sensibilisation, on voit émerger des groupes de soutien où les patients peuvent partager leurs expériences et se sentir moins seuls.

Quel rôle les médias peuvent-ils jouer dans cette sensibilisation ?

Ils ont un rôle essentiel. À travers des articles ou des reportages, ils peuvent démystifier ces maladies et corriger les idées fausses. Les témoignages de patients, par exemple, permettent de donner un visage humain à ces maladies. Quand les gens voient ou entendent ces récits, ils comprennent mieux les défis que les patients traversent.

Les campagnes sur les réseaux sociaux sont aussi très puissantes. Elles permettent de toucher un large public, de créer un dialogue et même de mobiliser les communautés. Et puis, il ne faut pas oublier les partenariats avec des ONG. Ensemble, médias et associations peuvent organiser des événements ou des programmes pour améliorer l’accès aux soins et informer le public.

En résumé, les médias, s’ils sont bien utilisés, peuvent vraiment changer la donne pour les patients.

Publicité

Laisser un commentaire

Publicité
Publicité
error: Content is protected !!