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Economie

đŸŽ„Emploi & productivitĂ© : les deux mamelles de la croissance Ă©conomique selon l’OCDE

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Ecrit par L.Boumahrou I

L’OCDE vient de publier sa premiĂšre Ă©tude Ă©conomique sur le Royaume du Maroc. Un rapport qui intervient juste aprĂšs le nouveau modĂšle Ă©conomique et qui a relancĂ© le dĂ©bat sur les rĂ©alisations, les avancĂ©es mais aussi les efforts Ă  dĂ©ployer pour garantir un dĂ©veloppement Ă©conomique soutenu.

Action publique, investissement et emploi tels sont les 3 principaux axes ayant fait l’objet de cette Ă©tude. Lors de la confĂ©rence tenue pour prĂ©senter ladite Ă©tude, les diffĂ©rents intervenants, nationaux et experts de l’OCDE, ont dĂ©battu et dĂ©cortiquĂ© les diffĂ©rents points.

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S’agissant de l’emploi, le rapport a soulevĂ© l’un des maux dont souffre notre Ă©conomie Ă  savoir le taux de chĂŽmage Ă©levĂ© notamment auprĂšs des jeunes. « Le Maroc a une population jeune et croissante, mais il demeure caractérisé par une forte proportion d’emploi informel couplée à un taux de chômage des jeunes élevé et un faible taux d’activité des femmes », prĂ©cise le rapport.

 

Intervenant Ă  un panel sur le sujet en marge de cette rencontre, le prĂ©sident du CESE, Reda Chami, a prĂ©cisĂ© que le constat Ă©tabli par l’OCDE a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© Ă©voquĂ© par le Conseil qui avait parlĂ© d’opportunitĂ©s ratĂ©es.

« On ne pourra pas devenir un pays dĂ©veloppĂ© avec un taux d’activitĂ© des femmes de 19% en 2023. Il est impĂ©ratif de rectifier cette tendance et augmenter ce taux d’activité », a-t-il prĂ©cisĂ©.

Chami a insistĂ© sur la nĂ©cessitĂ© d’une part de lever les barriĂšres culturelles, religieuses, logiques
, qui freinent les femmes Ă  aller plus loin. Et d’autre part, encourager les femmes par des mesures incitatives notamment plus de flexibilitĂ© dans les horaires de travail, l’encouragement de l’entreprenariat fĂ©minin


Concernant les jeunes, Chami a rappelĂ© que le Maroc compte 6 millions de jeunes (entre 15 Ă  24 ans) dont 4,3 millions sont des NEET (Not in Employment, Education or Training) soit les jeunes qui ne sont ni Ă  l’école, sans emploi, et ne sont pas en formation.

Pour y remĂ©dier, Chami prĂ©conise d’abord le recensement de cette frange de la population, Ă©viter que les jeunes tombent dans le NEET, adĂ©quation emploi-formation, dĂ©veloppement de programmes de reconversion en cas de perte d’emploi.

Pour rĂ©sumer, Chami exhorte Ă  se focaliser sur les mesures qui ont bien rĂ©ussi notamment dans la formation et l’emploi, booster l’économie et amĂ©liorer la productivitĂ© pour ĂȘtre plus compĂ©titive.

Sur le volet de l’adaptation des stratĂ©gies de l’emploi au niveau territorial, Lamia KamalChaoui, responsable dĂ©veloppement rĂ©gional Ă  l’OCDE, a mis l’accent sur comment intĂ©grer les territoires (villes) au cƓur de la politique de dĂ©veloppement du Royaume.

« Les grands messages du rapport de l’OCDE : il faut amĂ©liorer l’emploi et la productivitĂ© pour la croissance Ă©conomique. Et Ă  l’OCDE, nous estimons que pour atteindre ces objectifs, il est impĂ©ratif de mettre la question territoriale au cƓur des politiques publiques », a-t-elle soulignĂ©.

Et d’ajouter « Cela ne signifie pas simplement de territorialiser les politiques structurelles, mais d’avoir un mix de politiques qui soient cohĂ©rentes entre elles ».

Cette interaction entre les politiques sectorielles au niveau national  permet d’amĂ©liorer l’efficacitĂ© de l’investissement public.

Chaoui a rappelĂ© par ailleurs que certes le Maroc a mis cette territorialisation au cƓur de ses politiques notamment avec la rĂ©gionalisation avancĂ©e, la charte de l’investissement et autres. Mais il reste encore des faiblesses Ă  surmonter.

Autre point et pas des moindres soulevĂ© par Chaoui, la question de la gouvernance territoriale et le besoin de poursuivre les rĂ©formes Ă  travers l’adaptation des outils de planification, la meilleure mise en cohĂ©rence entre les diffĂ©rents plans, la  mise en place d’une autoritĂ© mĂ©tropolitaine, les mĂ©canismes d’implication des autoritĂ©s locales


De son cĂŽtĂ© Khalid Safir, directeur gĂ©nĂ©ral de la CDG, a confirmĂ© que les collectivitĂ©s souffrent de la faiblesse de la capacitĂ© technique de l’humain qui a besoin d’accompagnement et d’assistance Ă  la fois au moment de la planification et la dĂ©finition des projets ainsi que dans la partie mise en Ɠuvre et structuration des financements. « Et c’est Ă  ce niveau que le rĂŽle d’un organisme comme la CDG est important, un organisme qui intervient Ă  diffĂ©rents maillons de la chaĂźne aussi bien en matiĂšre d’assistance Ă  la maĂźtrise d’ouvrage pour la dĂ©finition et la conception des projets que dans la structuration du financement et d’identification des diffĂ©rents  types de financements nĂ©cessaires », a-t-il prĂ©cisĂ©.

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