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Édito

Étudiants en médecine et pharmacie : quel gâchis !

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Ecrit par Imane Bouhrara I

Il y a vraiment un truc qui ne tourne pas rond. Ça s’est avéré à Tata, à Fnideq et depuis neuf mois avec ce bras de fer aussi futile que puéril avec les étudiants en médecine et pharmacie.

Au moment donc, où la rentrée universitaire arrive à grands pas, après une rentrée scolaire des plus épuisantes pour les Marocains en l’absence d’une école publique digne de ce nom, voici que des milliers d’étudiants des facultés de médecine et de pharmacie demeurent face à un sort incertain dans notre pays.

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Avec leurs familles derrière eux qui ont sacrifié des années à faire de leurs enfants ce qu’ils sont devenus aujourd’hui, et qui ne savent plus à quel saint se vouer étant donné que les voies du « gouvernement » semblent impénétrables.

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Au-delà du doute raisonnable d’une absence de compromis à ce jour, qui trouverait du plaisir à compliquer la vie de ces jeunes marocains qui ont trimé pour accéder au prestigieux cursus de médecin, médecin dentaire ou pharmacien ?

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Des étudiants qui ne savent pas s’ils vont refaire la même année, ni s’ils continuent à bénéficier d’une bourse pour les boursiers, ni s’ils feront ou pas l’internat et le résidanat pour ceux quasiment en fin de cursus ?

Mais même l’opinion publique n’en sait strictement rien puisque les départements concernés ne s’expriment pas publiquement à ce sujet… Une attitude qui plonge davantage ces étudiants et leurs familles dans le désarroi et au-delà, la société marocaine qui observe les agissements de l’Exécutif à son égard. A un moment donné il faut descendre de son piédestal et faire une vraie prise de parole, et non un discours politique creux qui ne renseigne et ne rassure en rien. Il faut une véritable communication de crise pour désamorcer cette crise qui n’a que trop duré.

L’attitude du gouvernement en plus d’être contreproductive et semant le désespoir dans le cœur de milliers de jeunes ce qui est en soi extrêmement grave au moment où la confiance entre jeunes marocains et politiques frôle le degré zéro, va se traduire si rien n’est fait par une panne sèche de lauréats des facultés de médecine et de pharmacie, puisque seule une poignée d’étudiants n’ayant pas boycotté l’examen et le rattrapage de juin 2024.

Et donc cette réforme sensée renforcer le nombre de médecins par habitant, combler les déserts médicaux et porter la grande réforme de couverture santé universelle produirait avec un « petit » trou en ressources humaines !

Et voilà l’effet boomerang, voulant réduire la formation de 7 à 6 ans, une façon pour ralentir la tendance des départs des médecins vers l’étranger, qui est une véritable hémorragie faut-il reconnaître, le gouvernement va se retrouver à « pas de médecins du tout » au moins pour les lauréats de cette année et au moins si le débrayage ne se poursuive pas pour les années à venir.

Il ne s’agit pas d’attendre pour voir qui aura le dernier mot, mais de s’armer de la sagesse nécessaire et de l’esprit de responsabilité pour trouver une issue à une situation qui n’a que trop duré. Car ce serait un véritable gâchis en l’absence d’une solution dans les plus brefs délais.

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