Flash
SM le Roi : le partenariat est un choix souverain et un engagement volontaire, qui ne saurait faire l’objet d’aucune pression ou menace, ni d’aucun chantage Trump mise sur le diesel russe pour faire baisser les prix des carburants Le dirham se déprécie de 1,47% face à l’euro du 1er au 7 octobre Médias : lancement de la 24e édition du Grand Prix national de la presse Allianz Trade reconduit ses évaluations sectorielles du Maroc au T3 2026 Saham Bank : une application qui fait peau neuve, plus simple, plus fluide et plus efficace FORAS 2026 : la RSE, l’innovation et les partenariats au cœur du développement de la santé en Afrique Oncorad Group crée une Direction des Affaires Médicales et nomme Dr Samlali à sa tête Vision Royale pour la 12e Législature : Sa Majesté le Roi Mohammed VI trace la feuille de route économique et sociale de la nouvelle mandature Drones de combat : EDGE fournira des armements de précision
Economie Nationale

Financement bancaire : un défi pour une PME marocaine sur 2 (Enquête BEI/UE)

compensation pme

Près d’une PME sur deux n’a pas accès à un crédit bancaire formel, faute de conditions adaptées à leur situation. Les taux bancaires et les commissions peu avantageuses sont considérés comme le principal frein à l’accès au crédit; Plus d’un tiers des entreprises voient leur capacité à exporter limitée à cause d’un manque de financement, selon l' »Enquête BEI / UE : Les défis des PME en 2025″.

Dans le cadre du Trade and Competitiveness Programme et pour mieux comprendre les enjeux liés à l’accès au financement des PME au Maroc, la Banque européenne d’investissement (BEI) dévoile le second volet de son enquête « Enquête BEI / UE : Les défis des PME au Maroc en 2025 ». Menée auprès de 150 dirigeants de PME marocaines, principalement actives dans des chaînes de valeur stratégiques identifiées par le TCP – telles que le textile, l’agroalimentaire ou l’automobile, en raison de leur rôle clé dans l’économie nationale – cette étude met en lumière un constat majeur : pour une PME sur deux, l’accès au financement formel demeure inaccessible.

Publicité

Représentant 93 % du tissu entrepreneurial au Maroc, les PME et TPE contribuent de manière significative à créer de la valeur et des emplois dans le Royaume lorsqu’elles disposent des moyens nécessaires.

Les PME oscillent entre sources formelles et alternatives pour se financer

Si près d’une PME sur deux déclare avoir obtenu un prêt auprès d’une institution financière, 35 % des répondants affirment avoir dû recourir à des sources informelles (proches, amis ou membres de réseaux personnels) pour financer leur activité. Une pratique à la fois risquée, peu durable et inadaptée aux besoins de financement importants.

Par ailleurs, 15 % des PME rapportent avoir essuyé un refus de prêt, soulignant les barrières existantes à l’accès au crédit. Fait révélateur : seules 1 % des entreprises interrogées affirment n’avoir jamais sollicité de prêt formel ou informel, illustrant une forte dépendance des dirigeants de PME à la recherche de financement, quelle qu’en soit la source.

Vers une meilleure adéquation entre exigences des banques locales et besoins des PME

Les PME disent se heurter aux conditions d’accès au prêts : taux d’intérêt peu avantageux (57 %), garanties exigées importantes (50 %) et fonds propres estimés comme insuffisants (26%). Au regard des résultats de ces décisionnaires, les conditions restent difficiles à atteindre pour les entreprises de cette envergure.

D’autre part, il existe encore des contraintes intangibles qui ajoutent une couche supplémentaire de complexité : les procédures lourdes et complexes (53 %), le manque d’accompagnement pour les suivre (27 %), ainsi qu’une information insuffisante sur les options de financement disponibles (26%), limitent la capacité des PME à accéder efficacement aux dispositifs existants.

La BEI collabore étroitement avec les banques marocaines afin de rendre le système financier plus favorable aux PME. À travers le TCP, par exemple, la BEI propose aux institutions financières locales des mécanismes de garantie partagée visant à réduire leur exposition au risque lorsqu’elles financent les projets d’investissement portés par les PME issues des chaînes de valeur stratégiques.

Un lien intrinsèque entre financement et exportation

D’après l’enquête, plus d’un tiers des dirigeants estiment que le manque de financement constitue un obstacle direct à l’exportation. Par ailleurs, quatre PME sur dix déclarent exporter, mais à une échelle très restreinte, faute de moyens suffisants pour se structurer et se conformer aux exigences des marchés étrangers.

« Même avec des opportunités solides à l’international, obtenir un crédit reste un défi. Les conditions sont rarement adaptées à la réalité des PME. On nous demande des garanties que nous ne pouvons pas fournir, et les taux sont souvent trop élevés. », témoigne un dirigeant d’une PME marocaine.

Face à cette réalité, le Trade & Competitiveness Programme se positionne comme un levier stratégique. Mis en œuvre par la BEI et cofinancé par l’Union européenne, il propose un accompagnement technique et financier sur-mesure. La mise en place d’un dispositif structuré à partir d’un portfolio de garanties partiellement assurées par la BEI, de taux préférentiels, d’allègement de garanties et d’un accompagnement technique aux banques et aux PME, permet de libérer le potentiel d’investissement de ces dernières et renforcer leur compétitivité sur les marchés internationaux. Au Maroc, la BEI a signé un accord de partenariat avec la BCP afin de développer une ligne de crédit spécifique pour les PME issues des chaînes de valeurs exportatrices.

Publicité

Laisser un commentaire

error: Content is protected !!