Flash
Phosphates : hausse des prix du DAP, sur fond de renchérissement des intrants et du fret Bank Of Africa/SACE : coopération pour de nouvelles opportunités de financement et d’investissement en Afrique Le Maroc des territoires : quand Errachidia juge Rabat Obligations carbone européennes : BMCE Capital Markets lance une offre destinée aux transporteurs Aéroport Mohammed V de Casablanca : El Arbi Es-Sobaihi nommé directeur UM6P : plus de 1.500 chercheurs mobilisés en 5 ans en faveur de la R&D Settat/INDH : approbation de 27 projets de développement pour une enveloppe de plus de 43 MDH Élections législatives du 23 septembre : tirage au sort de la grille d’utilisation des médias publics par les partis politiques Emploi : une économie qui décolle, une jeunesse qui stagne Le blé européen recule après la prolongation des droits de douane au Maroc
Economie Internationale

Guerre au Moyen-Orient : l’AIE, le FMI et la BM alertent sur les répercussions sur l’économie mondiale

AIE banque mondiale FMI fonds monétaire internationale

Les dirigeants de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale (BM) ont alerté, lundi à Washington, sur les répercussions du conflit au Moyen-Orient sur l’économie mondiale, soulignant que son impact est « considérable, mondial et très asymétrique ».

Dans un communiqué conjoint publié à l’issue d’une réunion tenue à l’occasion des Réunions de printemps 2026 du FMI et du Groupe de la BM, ils ont relevé que les effets du conflit touchent « de manière disproportionnée les importateurs d’énergie, en particulier les pays à faible revenu ».

« Ce choc a entraîné une hausse des prix du pétrole, du gaz et des engrais, suscitant des inquiétudes concernant la sécurité alimentaire et les pertes d’emplois », ont-ils indiqué lors de cette réunion tenue dans le cadre du groupe de coordination qu’ils ont mis en place début avril, ajoutant que certains producteurs de pétrole et de gaz du Moyen-Orient ont également subi une perte importante de leurs recettes d’exportation.

Publicité

Les responsables des trois institutions ont estimé par ailleurs que la situation demeure « très incertaine », notant que « le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz n’est pas encore revenu à la normale ».

« Même après la reprise des flux maritimes réguliers dans le détroit, il faudra du temps pour que l’approvisionnement mondial en matières premières essentielles revienne à ses niveaux d’avant le conflit », ont-ils indiqué, avertissant que les prix des carburants et des engrais pourraient rester élevés pendant une période prolongée compte tenu des dommages causés aux infrastructures.

Ils ont également souligné qu’en raison des perturbations de l’approvisionnement, les pénuries de facteurs de production essentiels risquent d’avoir des répercussions sur les secteurs de l’énergie, de l’alimentation et d’autres industries.

Par ailleurs, les responsables ont évoqué les impacts sociaux plus larges du conflit, indiquant que « la guerre a également provoqué des déplacements de population, eu des répercussions sur l’emploi et entraîné une baisse des voyages et du tourisme, une situation qui pourrait prendre du temps à s’inverser ».

Les dirigeants ont indiqué, en outre, avoir présenté leurs dernières évaluations en amont de la publication, mardi, du rapport mensuel de l’AIE sur le marché pétrolier et des Perspectives de l’économie mondiale du FMI.

Ils ont également affirmé avoir examiné la situation des pays les plus exposés et les mesures mises en œuvre par leurs institutions, ajoutant que leurs équipes poursuivent une coordination étroite, y compris au niveau national, afin d’apporter des conseils de politique économique adaptés et, lorsque nécessaire, un soutien financier.

« Nous continuerons à suivre de près et à évaluer l’impact de la guerre sur les marchés de l’énergie, l’économie mondiale et chaque pays, et à coordonner notre réponse et notre soutien à nos pays membres, en collaborant avec d’autres organisations internationales et en tirant parti de leur expertise, si nécessaire, afin de jeter les bases d’une reprise résiliente qui apporte stabilité, croissance et emplois », ont-ils affirmé.

Publicité

Laisser un commentaire

Publicité
Publicité
error: Content is protected !!