IDME 2026 : le grand bond en avant des champions marocains à l’international

Les investissements directs marocains à l’étranger (IDME) traversent une phase d’accélération, affirmant avec force le rôle de premier plan du Royaume dans le co-développement régional. Portés par la vision d’émergence économique du pays, les champions nationaux affichent une ambition renouvelée sur la scène internationale, en particulier sur le continent africain où se concentre plus de la moitié des flux de capitaux.
À fin mai 2026, le flux net des investissements directs marocains à l’étranger (IDME) s’est établi à 4,68 Mds de DH marquant une progression spectaculaire de 116,7% par rapport à la même période de l’année précédente selon le rapport officiel de l’Office des Changes du Maroc.
Cette accélération de la projection économique du Maroc à l’international, notamment sur le continent africain, repose sur des flux financiers particulièrement dynamiques : Le flux net global ressort ainsi à +4 684 MDH contre +2 161 MDH à fin mai 2025.
Ce doublement du flux net démontre que malgré un contexte mondial incertain, les grands groupes marocains (banques, télécoms, assurances, cimenteries) intensifient massivement leurs stratégies d’expansion hors des frontières nationales. L’augmentation des dépenses de plus de 40% prouve un engagement fort dans le co-développement régional et la quête de nouveaux relais de croissance.
La répartition des Investissements Directs Marocains à l’Étranger (IDME) montre une dualité claire entre l’ancrage fort en Europe continentale et une expansion stratégique historique vers le continent africain.
L’Afrique subsaharienne demeure la zone de prédilection pour le déploiement opérationnel des entreprises marocaines :
- Plus de 50% des flux : Selon l’Office des changes, le continent africain capte structurellement entre 45% et 55% du flux net global des IDME selon les années.
- Top 3 continental : Le Maroc se maintient sur le podium des plus grands investisseurs africains en Afrique, aux côtés de l’Afrique du Sud et de l’Égypte.
- Numéro 1 en zone UEMOA : Le Royaume est le premier investisseur de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (notamment en Côte d’Ivoire et au Mali).
À l’heure où la balance des marchandises nationale fait face à un déficit commercial accru, la capacité des champions marocains à générer de futurs relais de croissance et à rapatrier des dividendes de leurs filiales devient cruciale. Le maintien de cette dynamique reposera désormais sur la capacité des opérateurs à exploiter pleinement le cadre de la ZLECAF et à diversifier leurs investissements vers de nouveaux secteurs à forte valeur ajoutée technologique.


