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Assemblées annuelles FMI/BM

Jouahri plaide pour une plateforme réunissant toutes les banques centrales dédiée au genre

Jouahri

A l’occasion de la Conférence organisée par Bank Al-Maghrib et la Banque d’Espagne sur le Genre ce jeudi 12 octobre 2023, dans le cadre des Assemblées Annuelles de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International qui se tiennent à Marrakech, le gouverneur de BAM annonce qu’au niveau des banques centrales, les femmes ne représentent que 27% du quintile des cadres les mieux payés.

Les derniers chiffres indiquent que les pays émergents et en développement peuvent accroitre leur PIB de 8% au cours des prochaines années s’ils arrivent à augmenter le taux de participation des femmes de 5,9 points de pourcentage. Evidemment, ce n’est pas chose facile. « En effet, au cours des trois dernières décennies, l’écart Femme/Homme n’a été réduit que de 1% en moyenne, un rythme qui ne laisse pas entrevoir la disparition de ce gap dans un avenir proche », rappelle A. Jouahri.

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Et pour cause : la pandémie de la Covid-19 et la montée de l’inflation ont exacerbé les écarts préexistants entre les genres, affectant de manière disproportionnée l’emploi, les revenus et la sécurité des femmes.

Au niveau des banques centrales, il y a également « du pain sur la planche ». En effet, l’enquête réalisée par le FMI à cet égard montre une ségrégation omniprésente en termes de fonctions, les femmes occupant 80% des fonctions administratives et de gestion des ressources humaines et ne représentent que 27% du quintile des cadres les mieux payés.

« Même au sein d’institutions internationales comme le FMI, la présence des femmes dans les instances de gouvernance reste largement insuffisante, leur proportion étant à peine 13% au sein du Conseil d’Administration et ce, malgré l’appel du CMFI en 2016 déjà à davantage de diversification dans cette prestigieuse instance », enchaîne le gouverneur de la Banque Centrale.

« Au sein de Bank Al-Maghrib, nous faisons face au même défi. Pour favoriser la participation féminine, nous œuvrons sur plusieurs plans. Nous avons notamment érigé l’égalité des genres parmi les axes de nos plans stratégiques et avons avancé dans ce sens avec la mise en place en 2020 d’une charte pour l’égalité professionnelle Femme/Homme qui consacre le caractère inclusif du milieu du travail et la mixité au niveau des métiers, et favorise la conciliation vie professionnelle/vie privée.

Ces efforts ont fait qu’au niveau de l’encadrement de la Banque, les femmes représentent plus de 40% aujourd’hui », tient-il à rappeler..

Au-delà de la Banque, le combat se poursuit pour l’impulsion de la culture d’égalité des genres au sein de notre écosystème notamment le système bancaire.

Plus globalement, au niveau du pays, il y a également une forte volonté de réaliser des avancées significatives sur le plan de l’égalité des genres. D’ailleurs, le Gouvernement actuel du Maroc se caractérise par une participation féminine sans précédent tant en nombre qu’en qualité.

« Ces défis communs justifient l’importance de forums comme celui qui nous réunit aujourd’hui. Cela nous offre une occasion pour partager ensemble les bonnes pratiques et les expériences. C’est ainsi que nous aurons, pour cette première rencontre après près de 4 ans d’arrêt, le plaisir d’écouter deux témoignages inspirants de deux grandes dames dont le parcours professionnel fait rêver leurs consœurs, et il faudrait l’avouer, également leurs homologues masculins.

Ce sont deux parcours et deux histoires de réussite qui légitiment un optimisme certain de voir les femmes accéder de plus en plus aux hautes sphères de la décision publique et privé », se réjouit A. Jouahri.

Aujourd’hui, je pense que l’opportunité nous est offerte pour capitaliser sur l’élan qui entoure cette rencontre pour envisager la mise en place d’une plateforme réunissant toutes les banques centrales qui serait dédiée au genre et à laquelle peuvent se joindre certaines institutions internationales comme le FMI.

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