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Economie Internationale

La Chine renforce les restrictions sur les licences d’exportation d’aimants en terres rares, selon des sources

Chine

La Chine demeure le premier fournisseur mondial de terres rares, un groupe de 17 éléments essentiels à la fabrication de produits allant des véhicules électriques et des éoliennes aux radars militaires. Elle contrôle strictement leur exportation via un système de licences.

Les entreprises chinoises spécialisées dans les aimants en terres rares font face à un contrôle accru lors des demandes de licences d’exportation depuis septembre, affirment des sources, et ce même avant la récente décision de Pékin d’élargir la régulation sur ces minéraux stratégiques utilisés dans la fabrication d’aimants.

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Le rallongement des procédures d’examen pour les fabricants d’aimants soulève des interrogations quant à la volonté de la Chine, premier fournisseur mondial, de réduire ses expéditions d’aimants, en contradiction avec son engagement pris en mai d’accélérer les exportations dans le cadre d’une trêve commerciale avec les États-Unis. Cette stratégie pourrait renforcer la mainmise de Pékin sur ces produits essentiels aux technologies militaires et commerciales.

Depuis septembre, l’obtention d’une licence d’exportation est devenue plus difficile, selon deux sources proches du dossier. L’une d’elles indique que les demandes sont désormais plus fréquemment renvoyées avec des exigences d’informations complémentaires.

Les autorisations prennent plus de temps à être délivrées, même si elles restent généralement dans le délai de 45 jours ouvrables imposé par le ministère du Commerce, précise l’autre source. Toutefois, l’intensité du contrôle rappelle celle d’avril, au plus fort de la guerre commerciale, lorsque l’attente prolongée des licences avait provoqué des pénuries d’aimants et l’arrêt de certaines usines automobiles.

Les sources ont refusé de préciser de combien de temps supplémentaire il s’agit ou de détailler la nature des questions posées.

Toutes deux ont requis l’anonymat en raison de la sensibilité du sujet en Chine.

Le ministère chinois du Commerce n’a pas répondu à une demande de commentaire envoyée par fax par Reuters concernant les procédures d’approbation des licences.

Les données publiées lundi montrent que les exportations chinoises de terres rares ont chuté de 31 % en septembre. Il reste cependant difficile de déterminer quelle part de ce déclin est attribuable aux aimants, les statistiques ne distinguant pas les différents produits.

« Il n’est pas surprenant de constater une baisse des exportations en septembre, l’obtention d’une nouvelle licence étant devenue de plus en plus difficile le mois dernier », observe l’une des sources.

Les exportations d’aimants en terres rares avaient fortement diminué en avril et mai, mais ont progressé en juin, juillet et août. Les chiffres pour septembre seront publiés plus tard ce mois-ci.

La Chine demeure le premier fournisseur mondial de terres rares, un groupe de 17 éléments essentiels à la fabrication de produits allant des véhicules électriques et des éoliennes aux radars militaires. Elle contrôle strictement leur exportation via un système de licences.

Pékin a élargi ces contrôles la semaine dernière, suscitant la colère aux États-Unis, où le président Donald Trump a promis de nouveaux droits de douane et des interdictions d’exportation en représailles, avant d’adopter un ton plus conciliant par la suite.

Depuis cette annonce, les deux sources font état d’une recrudescence des demandes de la part de clients étrangers souhaitant faire expédier leurs commandes avant l’entrée en vigueur des nouvelles règles le 8 novembre.

Adam Dunnett, secrétaire général de la Chambre de commerce de l’Union européenne en Chine, précise que la principale préoccupation de ses membres reste l’engorgement des demandes de produits à base de terres rares en attente d’approbation.

La chambre a constaté à la fois des autorisations et des retards pour ses membres ces dernières semaines, ajoute-t-il. (Avec Reuters)

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