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Economie

Le pétrole repasse au-dessus des 90 dollars

baril pétrole

L’approvisionnement en pétrole inquiète à nouveau les marchés depuis la reprise des bombardements, Washington ayant rétabli son blocus des ports iraniens et Téhéran réaffirmé sa souveraineté sur le détroit d’Ormuz et revendiqué dans la nuit avoir fait exploser deux pétroliers qui tentaient de le traverser.

Les principales Bourses européennes sont attendues en légère baisse lundi à l’ouverture, la poursuite des frappes au Moyen-Orient faisant grimper le prix du pétrole au-dessus des 90 dollars et ravivant les craintes d’inflation.

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Les contrats à terme sur indices suggèrent une ouverture en baisse de 0,35% pour le CAC 40 parisien, de 0,3% pour le Dax à Francfort et de 0,37% pour le FTSE à Londres, tandis que le Stoxx 600 devrait reculer de 0,34%.

Les Etats-Unis ont effectué une nouvelle salve de bombardements contre l’Iran dans la nuit de dimanche à lundi et Téhéran a lancé, en représailles, des attaques supplémentaires à travers la région contre des alliés de Washington, enterrant encore davantage l’espoir d’une solution diplomatique au conflit et ravivant les craintes inflationnistes liées aux prix du pétrole.

Le Brent de la mer du Nord avance de 3,16% lundi à 90,88 dollars le baril, son plus haut depuis plus d’un mois, et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) prend 2,84% à 84,83 dollars.

L’approvisionnement en pétrole inquiète à nouveau les marchés depuis la reprise des bombardements, Washington ayant rétabli son blocus des ports iraniens et Téhéran réaffirmé sa souveraineté sur le détroit d’Ormuz et revendiqué dans la nuit avoir fait exploser deux pétroliers qui tentaient de le traverser.

« Les jours et les semaines à venir permettront de se faire une idée plus précise du niveau durable des exportations de pétrole de la région dans le contexte d’un double blocus renouvelé », écrit dans une note Amarpreet Singh, analyste chez Barclays.

Cette nouvelle flambée des prix du brut intervient au cours d’une semaine cruciale pour la Banque centrale européenne (BCE). Selon tous les paris, l’institut basé à Francfort devrait maintenir les taux inchangés, même si les craintes d’inflation renforcent la conviction du marché qu’une hausse est à prévoir à la rentrée.

Les prix à la production en Allemagne, un indicateur clé de l’inflation, ont ralenti plus que prévu en juin sur un an, montrent les données publiées lundi par l’Office fédéral de la statistique, mais la reprise des hostilités relègue au second plan l’accalmie des prix qui avait suivi le protocole d’accord signé entre l’Iran et les États-Unis.

La saison des résultats pourrait également influencer l’évolution des marchés d’actions cette semaine, les résultats d’Alphabet, Intel et Tesla, entre autres, étant attendus dans les prochains jours.

Les chiffres des entreprises de la technologie et des puces électroniques seront analysés de près dans un contexte de méfiance vis-à-vis des valorisations extrêmes du secteur, qui a connu une ascension fulgurante cette année grâce à l’essor de l’IA.

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