Les bourses dans le vert en attendant l’issue du sommet sino-américain

Les bourses mondiales évoluent majoritairement dans le vert jeudi, portés par l’optimisme des investisseurs quant à l’issue de la rencontre au sommet entre le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping.
Dans les premiers échanges, vers 07H15 GMT, Paris prenait 0,53%, Francfort 1,01% et Milan 0,57%. Seule Londres restait à l’équilibre (+0,02%). Zurich était fermée.
Sur le Vieux continent, la séance s’annonce calme, dans la mesure où le jour de l’Ascension est férié dans plusieurs pays.
Le principal point d’attention du jour est la visite du président américain Donald Trump en Chine, qui suscite des espoirs sur la conclusion d’accords entre les deux puissances, en particulier dans la tech.
La venue du patron de Nvidia, Jensen Huang dans la délégation de Trump a ainsi été « interprétée par le marché comme un signal positif pour l’accès futur aux puces d’IA et la flexibilité des exportations » entre les deux pays, observe Stephen Innes, de SPI Asset Management.
Pékin et Washington se sont livrés en 2025 une farouche guerre commerciale aux répercussions planétaires, qui s’est traduite par des restrictions à l’exportation des terres rares de la part de Pékin, et de certaines puces électroniques de Nvidia de la part des Etats-Unis.
Xi Jinping a d’ailleurs promis jeudi à Pékin au groupe de chefs d’entreprise américains accompagnant Donald Trump que la porte de son pays sur le monde « continuera de s’ouvrir toujours plus grand », selon un média d’Etat.
Dans ce contexte d’optimisme, les titres du secteur des semi-conducteurs et des puces électroniques ont déjà bondi la veille sur toutes les places financières. Jeudi, ces derniers continuaient de grimper.
En Europe, Infineon grimpait de 2,75% à Francfort. STMicroelectronics (+2,31%) à Paris et ASML à Amsterdam (+0,63%) étaient aussi orientés à la hausse. En Asie, la Bourse de Séoul, très imprégnée par le secteur, a bondi de 1,75%.
Le président chinois a en revanche prévenu son homologue que la Chine et les Etats-Unis pourraient entrer en « conflit » si Washington gérait mal la question de Taïwan, que Pékin considère comme l’une de ses provinces. (Avec Zonebourse)
