Flash
Fête de l’Unité : de la continuité nationale au tournant stratégique BAM : la masse monétaire franchit 2.237 Mds de DH, portée par un crédit bancaire en pleine accélération Élections 2027 : le ministère de l’Intérieur lance les consultations avec les syndicats Conjoncture : des fondamentaux solides sous pression Annual Gulf Insurance Forum : la FMA plaide pour une gouvernance renforcée de l’IA dans l’assurance Première commémoration de la Fête de l’Unité : Grâce Royale au profit de 907 personnes Sahara/Conseil de Sécurité : Communiqué du Cabinet royal Sahara : malgré 11 voix favorables, la Russie bloque au Conseil de sécurité le projet américain sur la MINURSO La SRM Casablanca-Settat inaugure son nouveau siège provincial et une agence clientèle à Benslimane Transport aérien : le trafic mondial de passagers recule de 0,5 % en septembre 2026, selon l’IATA
Economie Internationale

Les Bourses, reflet des incertitudes globales

bourses investisseurs bourses

Optimisme ou attentisme ? Les Bourses européennes ont commencé la journée de mardi avec prudence, un oeil sur la situation contrastée au Moyen-Orient, l’autre sur les résultats trimestriels des entreprises cotées.

Le marché reflétait l’impact des tendances contradictoires qui traversent les économies : espoirs de paix au Proche-Orient, baisse de la prix du pétrole, attentisme des Banques centrales face à l’inflation, performances sectorielles des entreprises.

Publicité

Francfort misait sur l’optimisme (+1,07%) 45 minutes après l’ouverture. « D’un côté, l’industrie allemande souffre de la flambée des prix de l’énergie ; de l’autre, les actions suivent les tendances haussières venues des États-Unis », décrypte Andreas Lipkow, analyste de CMC markets.

« Les investisseurs porteront aujourd’hui également leur attention sur les résultats trimestriels de BMW, Citigroup et Johnson & Johnson (pharmaceutique) », ajoute l’expert du DAX.

Publicité

A Paris, le CAC 40 (+0,63%) était également tiraillé entre les éclaircies géopolitiques (baisse du pétrole), et la contre-performance du géant français du luxe LVMH au premier trimestre, touché par le conflit au Moyen-Orient, grand marché pour ses produits. Le titre perdait 2,40% à 470,18 euros, dans un mouvement de vente sanctionnant un chiffre d’affaires en repli de 6% au premier trimestre.

Londres tenait bon (+0,29%) malgré le recul limité des deux géants du pétrole BP (-0,21%) et Shell (-0,22%), qui encaissent chaque jour de façon mécanique les variations des prix du baril, tout comme TotalEnergies (+0,01% à Paris).

En Asie, le vent d’optimisme soufflait encore plus fort sur des marchés très dépendants des importations pétrolières: +2,43% pour le Nikkei en clôture à Tokyo, +2,74% à Séoul.

Le baril en-dessous des 100 dollars

Or, le pétrole est en baisse mardi: le Brent de la mer du nord passait à 98,59 dollars le baril (-0,77%). Le WTI américain s’échangeait à 96,48 dollars (-2,62%).

« La balle est dans le camp » des Iraniens, a déclaré lundi le vice-président américain, JD Vance, laissant la porte ouverte aux négociations au lendemain de l’échec ce week-end des négociations entre les Etats-Unis et l’Iran au Pakistan.

Dans ce contexte incertain, les analystes et les marchés sont-ils « trop optimistes au début de la saison des résultats ? », s’interroge Alexandre Baradez responsable des analyses de marché pour la plate-forme de trading IG France.

« Malgré la brutale remontée des prix de l’énergie et un conflit qui dure depuis un mois et demi, le S&P 500 (un des trois indices de New York) n’évolue qu’à 3% de son sommet historique en ce début de semaine », rappelle-t-il.

« Sur les actions, le rebond a été mené par les secteurs cycliques (industriels, consommation discrétionnaire, banques), les plus affectés durant le conflit », détaille le groupe de gestions d’actifs Tikehau Capital.

« Le secteur de l’énergie, après une forte hausse liée à la crise iranienne (+23 %), n’a que peu corrigé (-4,8 %), témoignant de tensions persistantes sur le marché des matières premières », ajoutent les experts de Tikehau.

Optimisme prudent sur les taux

L’optimisme prudent se manifeste aussi sur le marché obligataire (le marché des obligations émises par les entreprises et les Etats pour financer leur dette).

Les taux d’intérêts attachés aux titres de créance pointaient à la hausse depuis le début du conflit, anticipant l’inflation et la hausse des taux directeurs par les Banques centrales pour contenir la masse monétaire et la hausse des prix.

En Europe, le rendement du « Bund » allemand sur dix ans revenait à 3,04% contre 3,09% la veille, et son équivalent français suivait le même mouvement baissier (3,68% contre 3,75%).

« Sur le marché obligataire, le taux des obligations américaines à 10 ans a reculé à 4,29 % lors de la séance récente (contre 4,35 % hier matin), illustrant une détente malgré un contexte de tensions énergétiques et inflationnistes », souligne Aurel (courtage sur les marchés financiers).

« La Banque centrale européenne (BCE) ne cède pas aux sirènes du marché et ne semble pas disposée pour l’instant à augmenter les taux pour contrer les pressions inflationnistes », espère Christopher Dembik (banque privée Pictet) qui n’envisage aucun mouvement de taux avant l’été. (Avec Zonebourse)

Publicité

Laisser un commentaire

Publicité
Publicité
error: Content is protected !!