Flash
Marché du travail : 173.000 emplois perdus en trois mois Maroc-Égypte : l’ASMEX active trois leviers pour rééquilibrer les échanges commerciaux Grâce à la Vision Royale, Dakhla-Oued Eddahab consolide son positionnement en tant que pôle économique et logistique ouvert sur l’Afrique (CRI) Logistique : Kaspersky découvre une vulnérabilité dans les lecteurs de codes-barres Averses orageuses avec grêle et rafales de vent, lundi et mardi, dans plusieurs provinces UM6P : inauguration de la Digital Farming School en Côte d’Ivoire Transaction avec un salarié : comment sécuriser un départ sans créer un nouveau litige Mediterrania Capital Partners annonce la promotion de Noha El Ghazaly et Maty N’Diaye au rang de Partners Aérien : le trafic de passagers en baisse de 0,5 % en septembre PLF 2027 : autopsie des établissements publics qui refusent de mourir
Economie

🎥Marché des capitaux : le gouvernement marocain appelé à coter en bourse certaines entreprises publiques

marché capitaux

Ecrit par Soubha Es-siari |

Pour développer le marché des capitaux, au Maroc comme en Afrique, les gouvernements sont appelés à libéraliser et procéder à la cotation des entreprises publiques.

Sous le Haut Patronage de Sa MajestĂ© le Roi Mohammed VI, l’AutoritĂ© Marocaine du MarchĂ© des Capitaux (AMMC) a organisĂ© ce 20 octobre 2022 Ă  Marrakech une confĂ©rence internationale sous le thème « Global Capital Markets – Expect the unexpected : a trilemma for capital markets » (PrĂ©voir l’imprĂ©visible – un trilemme pour les marchĂ©s des capitaux).

Cette conférence unique a réuni des membres du gouvernement, des économistes de renoms, des experts financiers et des régulateurs des marchés des capitaux pour une série de débats et discussions autour de cinq principaux questionnements abordant les principaux enjeux auxquels font face les marchés financiers mondiaux.

Publicité

 » La ConfĂ©rence publique, qui nous rĂ©unit aujourd’hui Ă  Marrakech, est la première Ă  se tenir totalement en prĂ©sentiel après celle de Sydney en 2019 du fait de la pandĂ©mie de COVID-19. Ainsi, plus de 90 autoritĂ©s de marchĂ© des capitaux en provenance d’une centaine de pays et reprĂ©sentĂ©es par plus de 300 participants ont rĂ©pondu prĂ©sent Ă  cet Ă©vènement. C’est dire l’importance de l’Organisation Internationale des Commissions de Valeurs « , a soulignĂ© Nezha Hayat, prĂ©sidente de l’AutoritĂ© Marocaine du MarchĂ© des Capitaux (AMMC).

Publicité

Elle a également rappelé le fait que les besoins de financement des Etats et des entreprises ont considérablement augmenté ces dernières années pour faire face aussi bien, aux enjeux climatiques et énergétiques, qu’aux défis en termes de réduction des inégalités et de développement des infrastructures. « Ces besoins de financement ont été particulièrement exacerbés dans le contexte actuel induit par les effets de la pandémie Covid-19 et de la crise ukrainienne. Dans le même temps, les ressources conventionnelles de financement s’amenuisent et leurs conditions d’octroi se durcissent », a-t-elle précisé.


Voir également : [Podcast] Jean-Paul Servais « Marché des capitaux : les normes marocaines sont au diapason des standards de l’OICV »


La crainte aujourd’hui est de voir se tarir davantage les liquiditĂ©s avec la hausse de l’inflation et celle des taux d’intĂ©rĂŞt pour la juguler. Devant une situation pareille marquĂ©e par une contraction des Ă©conomies, mĂŞme les plus dĂ©veloppĂ©es, et une hausse du dollar par rapport aux autres monnaies, les pays, notamment Ă©mergents, ont besoin dĂ©sespĂ©rĂ©ment de financement.

En Afrique par exemple, les dĂ©fis Ă  relever sont importants. Les panĂ©listes s’accordent Ă  dire que les marchĂ©s des capitaux restent peu dĂ©veloppĂ©s.

« 24 entreprises ont Ă©tĂ© dĂ©cotĂ©es cette annĂ©e et 20 entreprises l’annĂ©e d’avant. Et pour cause, le peu d’investisseurs institutionnels qui s’y intĂ©ressent », annonce Aldo Olcese Santonja, Economist, Board member of Attijariwafa bank Spain.

Il plaide pour un changement du mode opĂ©ratoire des gouvernements africains. Au Maroc, 172 entreprises publiques sont non cotĂ©es et en Afrique du Sud on y retrouve une centaine. Et c’est pratiquement la mĂŞme tendance dans les autres pays africains.

Les panélistes conçoivent mal le développement des marchés des capitaux dans le continent africain sans la cotation des entreprises publiques et exhortent ainsi à la libéralisation et à la privatisation.

Le marchĂ© de la dette privĂ©e reste Ă©galement peu dĂ©veloppĂ© au Maroc pour des causes liĂ©es notamment Ă  l’absence de notation des Ă©metteurs. Aussi, la rĂ©glementation du provisionnement des compagnies d’assurance et des caisses de retraites pose-t-elle problème.

Les « cryptoactions  » sont Ă©galement un segment Ă  investir moyennant une rĂ©glementation adĂ©quate. A ce titre, les rĂ©gulateurs, Ă  travers le monde doivent unifier leurs efforts pour dĂ©velopper la finance digitale. D’ailleurs, un accord de protocole d’entente entre 20 rĂ©gulateurs membres de l’OICV, a Ă©tĂ© signĂ© le 19 octobre 2022.

Autre point important et pas des moindres est l’instauration de la confiance pour dĂ©velopper des marchĂ©s des capitaux robustes et durables. A ce titre, l’application de la loi est importante en instaurant des sanctions Ă  caractère dissuasif.

Last but not least est la mobilisation par le rĂ©gulateur de l’ensemble des acteurs du marchĂ© financier pour amĂ©liorer la rĂ©glementation et Ă©viter les trous dans la raquette qui pourraient handicaper le dĂ©veloppement des marchĂ©s financiers.


Lire également : 🎥 Marché des capitaux : Nadia Fettah appelle à gérer l’imprévisible sans compromettre l’avenir

 

Publicité

Laisser un commentaire

Publicité
Publicité
error: Content is protected !!