Maroc-France : rencontre d’affaires autour des opportunités de coopération pour la Coupe du monde 2030

L’organisation d’une Coupe du Monde est une opportunité de dynamiser l’économie et un accélérateur des investissements dans des secteurs stratégiques. Au regard des relations historiques et la coopération économique étroite entre le Maroc et la France, les deux communautés d’affaires des deux pays ont été réunies pour étudier les opportunités de business au service du modèle de développement prôné par SM le Roi Mohammed VI en faveur de la jeunesse, son épanouissement et son développement, selon une vision perspicace, bâtie sur une conjugaison parfaite entre développement économique et social.
Le Forum d’affaires Maroc-France Coupe du Monde 2030, organisé par la Fédération royale marocaine de football (FRMF), Bpifrance et la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), a rassemblé des communautés d’affaires du Maroc, et de France, représentée par la forte délégation ayant accompagné le ministre délégué français chargé du Commerce extérieur et des Français de l’étranger, Laurent Saint-Martin, en visite au Maroc.
D’emblée, le président de la FRMF, Fouzi Lekjaa a posé le cadre mettant l’accent sur l’importance et la particularité du modèle de développement prôné par SM le Roi Mohammed VI en faveur de la jeunesse, son épanouissement et son développement, selon une vision perspicace, bâtie sur une conjugaison parfaite entre développement économique et social.
Pour F. Lekjaâ, l’organisation d’évènements internationaux est l’occasion de renforcer et d’enrichir l’histoire commune entre les deux rives de la Méditerranée et créer des passerelles additionnelles et civilisationnelles, qui laissent un héritage aux générations futures.
Le Mondial 2030 ne fera que renforcer l’ancrage culturel, civilisation et économique entre les deux rives de la Méditerranée, insiste-il, tout en rappelant qu’avant 2030, le Maroc devra accueillir plusieurs évènements footballistiques d’envergure, à savoir la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) dames en juillet prochain, les cinq prochaines éditions de la Coupe du monde U17 féminine, outre la CAN messieurs, qui sera “une introduction sérieuse et sincère pour se projeter dans l’élan de préparation à l’organisation du Mondial 2030”.
Intervenant lors de ce Forum Adil Bari, Directeur marketing de la Fédération Royale Marocaine de Football rappelle à juste titre que « Nous avons construit notre vision de la CDM 2030, avec l’Espagne et le Portugal, autour de 4 piliers. Le premier est l’impact social dans ce sens qu’à travers le pouvoir et la puissance du football, qu’on puisse en faire un levier de changement, à en faire un catalyseur du développement humain mais aussi de l’inclusion sociale. Le deuxième pilier est bien évidemment l’investissement et dans ce sens, il y a lieu de souligner que le Maroc n’a pas attendu l’arrivée des investisseurs mais il a enclenché une série d’investissements sectoriels et cette CDM 2030 arrive comme un accélérateur de ces investissements, puisque certains échéanciers à horizon 2035 ou 2040 ont été raccourcis à 2028 et 2029 pour être au rendez-vous de 2030. Le troisième pilier est l’innovation qui concerne l’ensemble des intervenants, de la recherche d’information sur le Maroc, le billet et les réservations, les fans du football puissent avoir une expérience réussie de bout en bout. Le 4e pilier de cette vision est la durabilité, un facteur transverse, non pas seulement des stades mais sur l’ensemble des infrastructures déployées par la Coupe du Monde 2030 ».
L’expérience française un aout
Autour de ces échéances sportives, le Forum d’affaires Maroc-France Coupe du Monde 2030 ouvre la voie à de nouvelles perspectives de coopération entre les deux pays, notamment en matière d’économie du sport, a indiqué le ministre délégué français chargé du Commerce extérieur et des Français de l’étranger, Laurent Saint-Martin, qui effectue une visite dans le Royaume.
L’objectif de ce forum, organisé par la Fédération royale marocaine de football (FRMF), Bpifrance et la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), est de nourrir une réflexion commune, rapprocher les deux communautés d’affaires et permettre la création d’opportunités de business pour les entreprises françaises et marocaines, a ajouté le responsable français.
Selon lui, “ce n’est pas un hasard que la France et le Maroc fassent aujourd’hui partie du club assez fermé des nations en charge de grands évènements sportifs internationaux”, citant à cet égard l’organisation par la France ces dernières années de plusieurs évènements d’envergure mondiale, à l’image de l’Euro 2016 de football, la Coupe du Monde de rugby en 2023 et les Jeux Olympiques et paralympiques en 2024.
En effet, l’expertise française est un atout dont le Maroc pourrait s’inspirer et se revire à travers des partenariats entre les communautés d’affaires des deux bords et avec les grands donneurs d’ordre. D’ailleurs, lors de ce Forum, une 100 de BtoB ont été organisés avec Sonarges, ONDA, ONCF ANP et la SMIT et le secteur privé.
« Dans le cadre de la feuille de route du développement touristique mise en place depuis 2023, un certain nombre de programmes ont été mis en place pour éclore les startups touristiques et les faire intervenir au niveau du secteur touristique. La question aujourd’hui est de les rassembler en une véritable chaîne de valeur, les organiser et les accompagner dans leur plan de croissance, c’est l’objectif que poursuit la SMIT. Nous avons travaillé sur différents axes, notamment avec les régions pour créer des incubateurs locaux, pour aider les startups, les petits investisseurs ou les TPME qui cherchent à faire de l’animation. Au niveau central, nous avons lancé des programmes tel que Go Siyaha ou des incubateurs autour de la gastronomie, du gaming et des loisirs ou du digital. L’ensemble de ces éléments ont été mis en place pour créer un tissu dense de circuits touristiques qui offrent aux touristes une expérience diverse, très riche et qui permet de l’attirer mais surtout de le faire revenir. C’est aujourd’hui un objectif très important pour le tourisme et aussi des investisseurs de différentes tailles. Nous sommes à l’écoute de cette ressource jeune, nous l’accompagnant en termes de formation, d’accès au marché et la SMIT est très active dans cette dynamique. Le lien avec le football, c’est de créer des activités et de loisir autour des stades et c’est l’un des axes actuels sur lequel nous travaillons avec les organisateurs de la Coupe du monde 2030 », Imad Barrakad, Directeur général de la Société Marocaine d’Ingénierie touristique (SMIT).
Pour sa part, le vice-président général de la CGEM, Mehdi Tazi, a indiqué que le Maroc vit “un moment très particulier, qui changera le pays sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI”, notant que le Royaume constitue un gage de stabilité pour tout investisseur.
Il a également cité les différents chantiers d’infrastructures lancés dans le Royaume à même de façonner l’économie nationale, à l’instar de la construction de nouveaux ports, aéroports et autoroutes, outre les projets d’énergie et de dessalement d’eau de mer.
De son côté, le sélectionneur national, Walid Regragui a mis l’accent, dans une brève intervention, sur “la nouvelle énergie qui s’écrit au Maroc, grâce à la vision de SM le Roi Mohammed VI, qui a misé sur la jeunesse et le sport”, formulant le vœu de voir le Maroc organiser la meilleure édition de la Coupe du monde en 2030.
Et pourquoi pas une finale, Maroc-France à Casablanca ?

