Masse monétaire : une décélération à 6,9% en avril 2025

En avril 2025, la masse monétaire a vu son rythme de progression annuelle décélérer de 8% à 6,9%, en lien principalement avec la baisse de 3,4% des créances nettes des institutions de dépôt sur l’Administration Centrale, après une hausse de 7,5% le mois dernier.
S’agissant des autres contreparties de M3, les avoirs officiels de réserve ont marqué une hausse de 8,9% après 2,5% et le crédit bancaire au secteur non financier s’est accru de 4,2% contre 3,9% en mars 2025, selon les statistiques monétaires publiées par Bank Al-Maghrib.
Crédit bancaire au secteur non financier
L’évolution du crédit bancaire au secteur non financier reflète l’accélération de la croissance des prêts alloués au secteur privé de 3,4% à 3,8%, avec un accroissement de 2,3% après 2,1% des crédits aux sociétés non financières privées et de 2,6% après 2,3% des prêts aux ménages. En revanche, les concours au secteur public ont vu leur rythme décélérer de 8,2% à 7,3%, reflétant le ralentissement à 10,5% après 11,9% de la croissance des prêts aux sociétés non financières publiques.
Par objet économique, l’évolution en glissement annuel du concours bancaire au secteur non financier traduit l’accélération de la progression de l’ensemble de ses composantes, à l’exception des facilités de trésorerie qui ont vu leur croissance décélérer de 3,8% à 2,1%. En effet, les prêts à l’équipement se sont accrus à 11,3% après 9,8%, les crédits immobiliers à 3,3% après 2,7% et les prêts à la consommation à 2,6% après 1,9%. S’agissant des créances en souffrance, leur croissance a marqué un accroissement à 4,5% après 2,3% en mars 2025, et leur ratio au crédit s’est établi à 8,7% après 8,4%.
Composantes de M3
Le ralentissement de la progression annuelle de l’agrégat M3 reflète la décélération de la croissance de la monnaie fiduciaire de 9,3% à 8,4%, des dépôts à vue (DAV) auprès des banques de 11,4% à 8,4% et des détentions des agents économiques en titres d’OPCVM monétaires de 17,7% à 14,6% ; les comptes à terme (DAT) ayant enregistré pour leur part une hausse de 4,5% après une baisse de 0,7% en mars.
Par secteur institutionnel, l’évolution des actifs monétaires hormis la monnaie fiduciaire reflète :
• La croissance des actifs monétaires des ménages à 6,2% après 6%, traduisant l’atténuation de la baisse de leurs DAT et la quasi-stagnation de la progression de leurs DAV et de leurs comptes d’épargne ; et
• Le ralentissement de la progression des actifs monétaires des sociétés non financières privées de 16% à 13,5%, avec la décélération de la croissance de leurs dépôts à vue et la hausse de leurs comptes à terme après une baisse en mars dernier.

