Nador West Med : l’État met en pause l’appel d’offres sur le terminal GNL

Le ministère de l’énergie du Maroc a annoncé lundi avoir mis en pause les appels d’offres lancés le mois dernier pour un terminal de gaz naturel liquéfié (GNL) et des projets de gazoducs associés, sans préciser les raisons de cette suspension.
L’appel d’offres visait la construction d’un terminal GNL dans le port de Nador West Med, sur la côte méditerranéenne, ainsi qu’un gazoduc le reliant à une infrastructure existante permettant au Maroc d’importer du GNL via les terminaux espagnols et d’alimenter deux centrales électriques. Il comprenait également une section visant à connecter le gazoduc existant aux zones industrielles situées sur la côte atlantique, à Mohammedia et Kénitra.
« En raison de nouveaux paramètres et hypothèses liés à ce projet… le ministère de la transition énergétique et du développement durable reporte la réception des candidatures ainsi que l’ouverture des offres reçues à compter d’aujourd’hui », a indiqué le ministère dans un communiqué.
Ce gel intervient quelques jours après une réunion de travail présidée à Casablanca par le roi Mohammed VI, consacrée au complexe portuaire et industriel de Nador West Med, dont le lancement opérationnel est attendu au quatrième trimestre.
Le projet est présenté comme un pôle intégré associant un port de nouvelle génération à une plateforme industrielle, logistique et énergétique. À ce stade, il aurait mobilisé 51 milliards de dirhams d’investissements publics et privés, avec des infrastructures portuaires de base déjà achevées (digues, quais et postes dédiés à l’énergie). Les concessions des deux terminaux à conteneurs ont été signées et une mise en service progressive est prévue dès cette année.
Le ministère informe qu’il communiquera toute nouveauté afférente à ce projet et au processus de concurrence, sans préciser de date.
Le Maroc cherche à accroître l’utilisation du gaz naturel afin de se diversifier du charbon, tout en accélérant son plan en matière d’énergies renouvelables, qui vise à porter la part des renouvelables à 52% de la capacité installée d’ici 2030, contre 45% actuellement.
La demande nationale de gaz naturel devrait atteindre 8 milliards de mètres cubes en 2027, contre environ 1 milliard de mètres cubes actuellement, selon les estimations du ministère.
