Ormuz au point mort : l’ombre d’un choc énergétique plane sur le Golfe

Les principales places boursières du Golfe ont clôturé en ordre dispersé mercredi, la prudence liée au maintien de la fermeture du détroit d’Ormuz ayant contrebalancé la décision du président américain Donald Trump de prolonger indéfiniment le cessez-le-feu avec l’Iran.
D. Trump a déclaré mardi qu’il prolongerait la trêve pour permettre la poursuite des pourparlers de paix visant à mettre fin à un conflit qui a fait des milliers de victimes et ébranlé l’économie mondiale. La marine américaine a toutefois maintenu son blocus des ports et du littoral iraniens, une mesure que Téhéran a qualifiée d’acte de guerre.
Le trafic maritime via le détroit d’Ormuz – qui assure habituellement environ 20% de l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz naturel liquéfié – est resté largement au point mort mardi. Les données de navigation indiquent que seuls trois navires ont franchi la voie d’eau au cours des dernières 24 heures.
L’indice principal de Dubaï a progressé de 0,3%, soutenu par une hausse de 1,7% d’Emirates Integrated Telecommunications, tandis qu’Air Arabia a reculé de 2,1%.
A Abou Dhabi, l’indice a gagné 0,2%.
L’indice de référence de l’Arabie saoudite a cédé 0,2%, pénalisé par un repli de 0,5% d’Al Rajhi Bank. En revanche, le géant pétrolier Saudi Aramco a progressé de 0,2%.
Les cours du pétrole ont oscillé entre gains et pertes, le contrat à terme sur le baril de Brent s’affichant stable à 98,47 dollars.
L’indice qatari a fléchi de 0,1%, entraîné par la baisse de 0,7% de Qatar Islamic Bank.
