Casablanca Arbitration Days : le Maroc s’impose sur l’échiquier juridique mondial

Créé en 2016 pour dérisquer l’investissement en Afrique, le CIMAC affiche un bilan exemplaire après dix années d’exercice. Avec zéro annulation au compteur et une reconnaissance dans 170 pays, le Centre s’apprête à signer un accord historique avec Singapour lors des prochains Casablanca Arbitration Days. Une édition anniversaire placée sous le signe de l’ambition globale et de l’excellence juridique.
Dix années de structuration, plus de 2 000 contrats internationaux soumis à ses règles et aucun recours en annulation : tel est le bilan que célébrera le Centre International de Médiation et d’Arbitrage de Casablanca (CIMAC) à l’occasion des Casablanca Arbitration Days, organisés les 24 et 25 avril prochains à Casablanca.
Cette édition anniversaire bénéficiera de la présence de Abdellatif Ouahbi, Ministre de la Justice. Son inauguration sera marquée par la signature d’un protocole d’accord pour la promotion des mécanismes alternatifs de règlement des conflits à l’échelle internationale, entre le CIMAC et la Singapore International Dispute Resolution Academy, centre de recherche et de formation de premier plan.
Placés sous le thème « Globalising Morocco’s Dispute Resolution Ambitions », les échanges réuniront plusieurs figures majeures de la discipline, dont Emilia Onyema, Jalal El Ahdab et Michael Black. Les travaux porteront sur les évolutions réglementaires à l’échelle mondiale et analyseront la préférence croissante des investisseurs pour l’arbitrage privé face aux juridictions étatiques.
Un bilan porteur de confiance après une décennie d’exercice
Créé en 2016 à l’initiative de Casablanca Finance City Authority, le CIMAC a instauré un cadre de résolution des différends répondant aux plus hauts standards internationaux, contribuant activement au positionnement de Casablanca parmi les places de renom. À ce jour, aucun recours en annulation n’a été enregistré contre les sentences rendues sous son égide, lesquelles sont exécutoires dans plus de 170 pays.
« Cette année nous célébrons dix ans d’engagement au service de l’excellence juridique. Si le CIMAC a été en partie créé pour dé-risquer l’expansion des investisseurs étrangers en Afrique, il a depuis élargi son champ d’action. Nous sommes fiers d’en avoir fait une institution arbitrale de rang mondial. Rompu aux litiges transfrontaliers complexes, notre Centre s’impose désormais comme un partenaire stratégique, tant pour les investisseurs internationaux que pour les entreprises, organisations et institutions étatiques marocaines », déclare Hicham Zegrary, Secrétaire Général du CIMAC.
Preuve de l’adéquation de son offre avec les attentes des opérateurs économiques, la clause du CIMAC sécurise un volume d’actifs estimé à 10 milliards de dirhams.
En dix ans, le CIMAC s’est imposé comme un pilier de la proposition de valeur de Casablanca. Sa visibilité accrue renforce la confiance des opérateurs internationaux et conforte Casablanca dans son positionnement de hub financier et juridique de référence en Afrique.
« Le CIMAC illustre concrètement la contribution de CFC à l’attractivité de l’Afrique. Au-delà de l’avantage compétitif qu’il offre à notre hub et à nos membres, il porte l’une de nos ambitions les plus structurantes : celle de contribuer à l’émergence d’un cadre juridique souverain en Afrique. Permettre à notre continent de se doter de ses propres mécanismes d’arbitrage, de résoudre localement les différends qui le concernent, c’est franchir une étape décisive vers la co-émergence et le codéveloppement. » affirme Saïd Ibrahimi, CEO de Casablanca Finance City Authority.
