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Economie

Paiements scripturaux : le virement conserve sa 1e place devant la carte bancaire

Office cartes paiements

Depuis 2016, la structure des paiements scripturaux, en nombre, est restée quasiment identique à celle des années passées. En 2024, le virement a conservé sa première place avec une part de 48,9% des échanges en 2024 contre 45,2% en 2023, devant la carte bancaire avec 30,8% en 2024 contre 33,4% un an auparavant.

Depuis 2013, Bank Al-Maghrib dispose, à travers son système de collecte de données, d’informations sur les opérations effectuées par les établissements émetteurs ou gestionnaires de moyens de paiement pour le compte de leur clientèle. Ce dispositif, selon le rapport annuel sur les infrastructures des marchés financiers et les moyens de paiement et leur surveillance, permet ainsi de compléter les statistiques sur les échanges fournis directement par les gestionnaires des systèmes de paiement et par les établissements assujettis.

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Au terme de l’année 2024, le nombre global des opérations relatives aux différents moyens de paiement scripturaux échangés a connu une hausse de 27% par rapport à 2023, s’élevant à 625 millions d’opérations.

En valeur, les échanges ont représenté près de 5 543 milliards de dirhams, ce qui représente une hausse de 12% par rapport à l’année 2023, contre une progression de 9% entre 2022 et 2023. Le Maroc enregistre ainsi, en 2024, une moyenne de 16,6 transactions par an et par habitant contre 13,3 l’année précédente.

Depuis 2016, la structure des paiements scripturaux, en nombre, est restée quasiment identique à celle des années passées. En 2024, le virement a conservé sa première place avec une part de 48,9% des échanges en 2024 contre 45,2% en 2023, devant la carte bancaire avec 30,8% en 2024 contre 33,4% un an auparavant.

Les prélèvements ont conservé leur troisième place dans l’ensemble des échanges en nombre avec 8,8% des échanges en 2024 contre 10,8% en 2023, suivis des chèques dont la part s’est établie à 4,8% en 2024 contre 6,3% en 2023. Enfin, le paiement mobile, le virement instantané et les LCN ont enregistré des parts respectives de 3,1%, 2,6% et 0,9% dans l’ensemble des échanges.

En termes de montants échangés, cette répartition, étant nettement différente de celle observée en nombre, est restée relativement stable par rapport aux années précédentes. En effet, la part des virements a augmenté pour s’établir à 61,1% en 2024 contre 58,6% en 2023 au détriment du chèque dont la part a accusé une diminution de 2,4%, soit 23,8% en 2024 contre 26,2% en 2023. Les LCN, les prélèvements et les transactions de paiement par cartes ont conservé des parts identiques à celles enregistrées en 2023, soit respectivement 7%, 5,8% et 1,1%. Les transactions de paiement par virement instantané se sont inscrites en hausse, passant de 0,4% en 2023 à 1,1% en 2024. Les transactions réalisées par le biais du paiement mobile ont représenté seulement 0,1%.

A noter que les paiements de masse s’échangent essentiellement à travers deux circuits :

Le circuit inter établissement, qui couvre les opérations effectuées par tout moyen de paiement scriptural normalisé, réalisées entre clients ayant leurs comptes domiciliés au sein de deux établissements bancaires ou deux établissements de paiement différents.

Le circuit intra-établissement, qui couvre les opérations effectuées par tout moyen de paiement scriptural, réalisées entre clients ayant leurs comptes domiciliés au sein d’un même établissement.

En outre, le circuit bilatéral concerne l’échange de l’ensemble des valeurs non éligibles au traitement via le GSIMT, à savoir les chèques et les lettres de change (LC) non normalisés.


Lire également : Amnistie LF 2024 : 37 Mds de DH effectués auprès des guichets bancaires à fin décembre 2024 (BAM)

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