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Société

Prison locale de Salé : lancement de la 21e édition du programme de réhabilitation “Moussalaha”

Moussalaha

Depuis son lancement en 2017, vingt éditions ont été organisées au profit de 456 détenus, auxquels s’ajoutent les 24 participants de cet du programme Moussalaha te 21e édition, portant le nombre total des bénéficiaires à 480 prisonniers

 Le Centre Moussalaha a lancé, jeudi à la Prison locale de Salé, la 21e édition du programme « Moussalaha » (Réconciliation), qui bénéficiera à 24 détenus condamnés dans des affaires d’extrémisme et de terrorisme.

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Organisé sous la supervision du « Centre Moussalaha », créé en vertu d’une convention de partenariat signée le 2 novembre 2023 en exécution des Hautes Directives Royales, ce programme vise à réduire l’extrémisme en milieu carcéral, à gérer efficacement la phase post-arrestation et à réhabiliter les détenus afin de favoriser leur insertion sociale harmonieuse.

S’exprimant à cette occasion, le Secrétaire général de la Rabita Mohammadia des Oulémas et président du Centre Moussalaha, Ahmed Abbadi, a souligné que la poursuite de la mise en oeuvre du programme « Moussalaha » s’explique par le succès de l’ensemble des éditions précédentes et la réalisation des objectifs escomptés.

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Depuis son lancement en 2017, vingt éditions ont été organisées au profit de 456 détenus, auxquels s’ajoutent les 24 participants de cette 21e édition, portant le nombre total des bénéficiaires à 480 prisonniers, a-t-il soutenu.

Dans le cadre de l’approche genre, le programme a bénéficié à 14 détenus femmes qui ont été toutes libérées, a ajouté Abbadi, faisant observer que les établissements pénitentiaires ne comptent aujourd’hui aucune femme poursuivie en vertu de la loi antiterroriste et ce, après la libération, le 24 août 2026, de la dernière détenue suite à sa participation à la 20e édition du programme.

S’adressant aux détenus, Abbadi a relevé que le programme s’assigne pour principal objectif de dépasser les dérives du passé qui ont conduit ces personnes à commettre des peines privatives de liberté, estimant que l’efficacité de la participation au programme repose principalement sur une volonté réelle de changement et de réconciliation psychologique, sociale et religieuse, ainsi que sur la pleine implication des bénéficiaires dans l’ensemble des activités programmées.

De son côté, le directeur de l’Action sociale et de la réhabilitation pour la réinsertion à la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR), Benaissa Bennasser, a indiqué que ce programme repose sur une approche intégrée fondée sur la réconciliation avec soi-même, avec la société et le texte religieux, ce qui est susceptible de rectifier les parcours humains et de renforcer les opportunités de la réinsertion effective.

Selon un détenu bénéficiaire de cette initiative, la participation au programme « Moussalaha » constitue un point de départ vers une nouvelle vie, à la faveur d’une programmation riche qui permet aux participants d’échanger avec les professeurs et de s’inspirer de leurs expériences, ce qui les aide à corriger les idées erronées.

Les axes du programme « Moussalaha » sont encadrés par de nombreux partenaires et acteurs institutionnels, notamment la DGAPR, le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH), la Rabita Mohammadia des Oulémas, la Fondation Mohammed VI pour la Réinsertion des Détenus, le ministère de la Justice, le ministère des Habous et des Affaires islamiques, la Présidence du Ministère Public, le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) et la Délégation interministérielle aux droits de l’Homme (MAP).

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