Flash
Élections : Ă  deux heures de la clĂ´ture du scrutin, la participation s’élève Ă  28,05 % CrĂ©dit Agricole du Maroc lance un programme d’éducation financière au profit du monde rural dans l’Oriental Morocco Avocado Conference 2026 : comment concilier gestion de l’eau et rendements records ? LĂ©gislatives 2026 : le grand tournant de la paritĂ© aux urnes (Organisation internationale) Maroc : Critical Mineral Resources dĂ©couvre une structure d’argent Ă  haute teneur Ă  Agadir Melloul Le pĂ©trole hĂ©site, jaugeant les efforts diplomatiques VICENNE : une croissance supĂ©rieure Ă  la moyenne du marchĂ© Comment et pourquoi le gasoil en arrive-t-il Ă  augmenter plus vite que le pĂ©trole ? Élections : le taux de participation atteint 21 % Ă  15 heures Taux directeur maintenu Ă  2,25 % : les dessous des arbitrages complexes de BAM
Economie Nationale

🚨Rapport de suivi de la situation économique au Maroc 2024 (BM) : les défaillances inquiètent

banque mondiale maroc

Malgré divers obstacles, tels que le ralentissement de l’économie mondiale, un choc inflationniste et le tremblement de terre d’Al Haouz, l’économie marocaine a fait preuve de résilience et s’est redressée, avec une production réelle augmentant de 3,4 % en 2023, selon le dernier rapport économique de la Banque mondiale pour le pays.

Les principaux moteurs de cette accélération ont été la reprise du secteur touristique, les niches manufacturières orientées vers l’exportation, notamment dans les secteurs automobile et aéronautique, ainsi que le redémarrage de la consommation privée. Des politiques macroéconomiques favorables, telles que des stratégies d’expansion du secteur public et de consolidation budgétaire, ont également contribué à cette croissance économique. De plus, le Maroc a enregistré une augmentation substantielle des investissements directs étrangers, offrant d’importantes opportunités de développement, et une baisse du déficit du compte courant à son niveau le plus bas depuis 2007.

Publicité

Cependant, l’économie marocaine fait face à des défis alors que les entreprises et les ménages peinent à se remettre des récents chocs, comme en témoignent une augmentation des faillites d’entreprises et une perte de 200 000 emplois dans les zones rurales en 2023, et ce malgré l’accélération économique. La consommation par habitant a à peine retrouvé ses niveaux d’avant la pandémie, et un nouveau programme d’aide sociale viendra soutenir les ménages les plus vulnérables. En 2024, la croissance économique devrait ralentir à 2,9 % en raison d’une mauvaise campagne agricole, mais le PIB non agricole devrait rester stable.

« Ce rapport dĂ©montre l’importance de la productivitĂ© dans l’amĂ©lioration de la croissance Ă©conomique et du niveau de vie d’un pays. Cela s’inscrit dans le Nouveau Modèle de DĂ©veloppement (NDM) et la vision de dĂ©veloppement inclusif Ă  long terme du Maroc », a dĂ©clarĂ© Ahmadou Moustapha Ndiaye, directeur pays de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte.

« Le pays a récemment accompli des progrès significatifs, notamment en rendant opérationnel le Conseil de la concurrence, en modifiant la loi sur la concurrence, et en concluant un accord antitrust historique avec les distributeurs de carburant. Pour tirer parti de ces avancées, et comme le souligne le NDM, des efforts continus devront être déployés, en particulier pour soutenir les petites et moyennes entreprises ».

Le rapport comprend un chapitre spécial consacré à la dynamique du secteur privé marocain, soulignant ses performances en matière de productivité et la nécessité de surmonter les obstacles pour améliorer la création d’emplois. Cette analyse repose sur une étude menée conjointement avec l’Observatoire Marocain des Petites et Moyennes Entreprises, utilisant une base de données exhaustive des entreprises du secteur formel.

Le rapport, intitulé « Libérer le potentiel du secteur privé pour stimuler la croissance et la création d’emplois », met en avant l’importance des données microéconomiques pour comprendre les tendances de la productivité et élaborer des politiques visant à améliorer la performance du secteur privé.

Il souligne la nécessité d’un environnement commercial dynamique, favorisant l’innovation et la réaffectation des ressources vers des entreprises plus productives pour stimuler la croissance de la productivité. De plus, le rapport note que la prédominance des petites entreprises et des micro-entreprises au Maroc, qui peinent à se développer, contribue à l’insuffisance de la création d’emplois dans un pays à la main-d’œuvre en expansion. Enfin, il met en lumière les défis et les mesures nécessaires pour améliorer la productivité et la croissance dans le secteur privé formel.

Publicité

Laisser un commentaire

error: Content is protected !!