Région Béni Mellal-Khénifra : bilan de 2 ans du projet ISED-BMK (USAID)

La région de Béni Mellal-Khénifra s’engage à promouvoir la participation citoyenne, en particulier des populations vulnérables, dans la consolidation de la gouvernance locale en vue d’améliorer la performance des services publics et d’accélérer le développement régional, répondant ainsi plus efficacement aux besoins de la population.
L’Agence Américaine pour le Développement International (USAID) soutient la région dans cet effort, et ce à travers le Projet de Développement Socio-Economique Inclusif à Béni Mellal-Khénifra (ISED-BMK), dont l’objectif est de doter la région des moyens d’atteindre les priorités de développement régional et local en favorisant l’inclusion et la participation active des femmes, des jeunes, des personnes en situation de handicap et des populations rurales pour accélérer une croissance économique plus équitable.
Dans ce contexte, après plus de deux ans de travail avec les divers acteurs impliqués dans la mise en œuvre des mécanismes de la démocratie participative, le projet ISED-BMK, en collaboration avec des organisations de la société civile et les instances consultatives de 40 communes de la région Béni Mellal-Khénifra, a organisé le premier Forum Régional sur les Mécanismes de la Démocratie Participative, ayant lieu les 21 et 22 décembre au siège de la Chambre d’Agriculture à Béni Mellal, sous le thème « Pétitions et Avis Consultatifs : Réalisations, Défis et Perspectives ».
Ce forum, qui a connu la participation de plus de 160 acteurs de la démocratie participative, vise à animer le débat régional autour des rôles de la société civile et des instances consultatives dans la chose publique locale. Le forum vise également à présenter les résultats des différents avis consultatifs et pétitions élaborés grâce à l’appui technique et financier du projet ISED-BMK, ainsi qu’à créer un espace d’échange d’expériences et des bonnes pratiques entre les instances consultatives et les organisations de la société civile de la région Béni Mellal-Khénifra et leurs homologues au niveau national.
Le représentant de la Wilaya de la région de Béni Mellal-Khénifra a déclaré que la région est engagée dans « le déploiement du second plan d’action national 2021-2023, qui comprend 22 engagements portant sur la transparence et la qualité des services publics, la participation citoyenne, la justice ouverte, l’égalité et l’inclusion, et les collectivités territoriales ouvertes ». Il a souligné que le forum est « sans doute une contribution de qualité qui s’ajoute à l’ensemble des efforts visant à renforcer la mise en œuvre des mécanismes de la démocratie participative et garantir la participation des acteurs de la société civile dans la gestion de la chose publique territoriale, ainsi que renforcer leur participation dans les processus de prise de décision locaux et régionaux ».
La représentante du Conseil de la Région de Béni Mellal-Khénifra a indiqué que le Conseil « s’engage à travailler sur la refonte des liens entre la région, en tant qu’institution, et la société civile, de manière à ce que cette dernière soit un véritable partenaire institutionnel et un acteur clé dans tous les aspects du développement régional, que ce soit au niveau du diagnostic, de l’élaboration, de la mise en œuvre ou du suivi ». Elle a également affirmé que le Conseil de la Région souhaite que ce forum accroit « la coopération pour renforcer les capacités de la société civile, des instances consultatives et des institutions ».
Le Chef du Projet de Développement Socio-Economique Inclusif à Béni Mellal-Khénifra (ISED-BMK) financé par l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID-Maroc) a souligné l’importance du « travail sérieux et l’engagement sincère des organisations de la société civile et des instances consultatives de la région dans la mise en œuvre des mécanismes de la démocratie participative et le renforcement de l’inclusion des populations vulnérables, notamment les femmes, les jeunes, les personnes en situation de handicap et les populations rurales, dans le but de mieux répondre à leurs attentes et besoins, réalisant ainsi les priorités du développement régional».
Il a également réitéré « l’engagement continu du projet ISED-BMK, financé par l’USAID, à soutenir et à renforcer le rôle de la société civile et des instances consultatives afin de consolider la gouvernance locale et accélérer une croissance économique plus équitable ».
Dans cette optique , le projet ISED-BMK a placé au cœur de ses priorités l’accompagnement de 40 communes de la région de Béni Mellal-Khénifra dans la mise en œuvre et le déploiement des nouveaux rôles de développement qui leur ont été octroyés par la constitution du Royaume et les lois organiques et ce, à travers une meilleure mise en pratique du droit d’accès à l’information, ainsi qu’à travers la préparation des plans d’action communaux selon une approche inclusive qui répond aux priorités exprimées par la population.
Cela passe également par l’activation des rôles des instances consultatives et la consolidation d’une meilleure gestion des finances publiques locales. Le projet a également appuyé la société civile dans son rôle et sa contribution à la chose publique locale, pour garantir une meilleure inclusion des populations vulnérables dans les politiques publiques locales et améliorer les services qui leur sont destinées, l’approche genre étant axe transversal du processus d’accompagnement dans son ensemble.
Le projet ISED-BMK s’engage à continuer son accompagnement et son appui aux différents acteurs de la démocratie participative à travers :
- L’accompagnement technique de 10 à 18 communes afin de renforcer leur performance à travers la promotion de l’ouverture et de la participation citoyenne,
- Le renforcement des capacités et l’accompagnement des instances consultatives,
- L’appui technique et financier de 5 à 10 projets mis en œuvre par les organisations de la société civile dans la région.
Les recommandations pour renforcer le rôle des instances consultatives
- Renforcer les capacités des membres des instances consultatives ainsi que les mécanismes de communication interne et externe,
- Echanger les expériences et les meilleures pratiques, notamment à travers l’organisation de forums régionaux et nationaux,
- Créer une banque de données pour les instances consultatives,
- Créer le prix national des instances consultatives,
- Nominer un interlocuteur officiel pour les instances consultatives auprès des conseils élus et inviter les instances consultatives à participer aux sessions des conseils en leur fournissant la documentation nécessaire et en les impliquant dans les travaux des commissions permanentes et techniques,
- Attribuer et équiper un espace pour les instances consultatives et leur établir une ligne budgétaire pour mener à bien leurs missions,
- Améliorer les dispositions juridiques relatives aux instances consultatives dans le cadre des lois organiques des collectivités territoriales.
Les recommandations pour garantir l’acceptation des pétitions auprès des conseils élus :
- Impliquer toutes les parties prenantes dans le processus de formulation des pétitions, y compris les élus et élues, les organisations de la société civile et les citoyens et citoyennes,
- Inclure le personnel administratif des communes dans les programmes de renforcement des capacités pour garantir leur contribution efficace dans la mise en œuvre des mécanismes de la démocratie participative,
- Diffuser l’information de manière proactive aux organisations de la société civile à la lumière du droit d’accès à l’information,
- Œuvrer en faveur d’une meilleure représentativité des femmes et des jeunes dans les postes de décision au sein collectivités territoriales,
- Sensibiliser aux plans d’action communaux et présenter à la société civile l’ensemble des projets exécutés et programmés,
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Renforcer les réseaux et les alliances entre les organisations de la société civile.

