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Fiscalité

Révision de l’Impôt sur le revenu : une petite détente en 2025

marché primaire impôt sur le revenu

Ecrit par I. B. I

La révision de l’impôt sur le revenu (IR) figure en bonne place des principales mesures prévues par le projet de loi de finances (PLF) de l’année 2025, d’après le rapport d’exécution budgétaire et de cadrage macroéconomique triennal du MEF. Une révision qui aura une incidence positive sur les salaires des salariés et fonctionnaires dans le contexte économique actuel.

La réforme de l’IR reportée à 2025 prend désormais forme à en juger par le rapport d’exécution budgétaire et de cadrage macroéconomique triennal du  ministère de l’Économie et des Finances (MEF).

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Il s’agit d’une mesure phare de la réforme fiscale au Maroc qui prévoit la réduction de la pression fiscale sur les contribuables au fur et à mesure de l’élargissement de l’assiette fiscale. Sans oublier également, l’accord conclu en avril 2024 dans le cadre du dialogue social, dans lequel, le gouvernement s’est engagé à améliorer les revenus des fonctionnaires et des salariés, notamment ceux de la classe moyenne, via une révision de l’IR à partir du 1er janvier 2025.

D’ailleurs la révision de l’IR telle qu’elle sera formulée dans le PLF 2025 est talonnée de l’intégration du secteur informel et la lutte contre la fraude fiscale de sorte justement à élargir cette assiette fiscale, entre autres mesures à prévoir.

Dans le cadre du réaménagement du barème progressif des taux de l’impôt sur le revenu applicable aux personnes physiques et l’élargissement de l’assiette de cet impôt, tel que stipulé dans l’article 4 de la loi-cadre n°69-19 portant réforme fiscale, le PLF 2025 propose trois principales mesures relatives à l’IR.

D’abord, le relèvement de la 1ère tranche du barème relative au revenu net exonéré de 30.000 à 40.000 dirhams, ce qui entraînera l’exonération des revenus inférieurs à 6.000 DH/mois ;
Ensuite, la révision des autres tranches du barème afin de les élargir pour réduire les taux appliqués aux revenus de la classe moyenne, ce qui lui permettra de bénéficier d’une réduction de ces taux d’environ 50% du taux en vigueur ;

Enfin, la réduction du taux marginal du barème de l’IR précité de 38% à 37%.
Relèvement du montant annuel de la réduction de l’IR au titre des charges de famille, de 360 DH à 500 DH par personne à charge.

Donc, il faudra s’attendre à un nouveau barème de l’IR avec de nouvelles tranches de salaires sans omettre  la répercussion positive de cette révision à la baisse de l’IR sur les salaires des salariés et fonctionnaires dans le contexte économique actuel.

Ce qui est de nature d’influencer au moins deux indicateurs sociaux que sont le pouvoir d’achat des ménages et la consommation interne qui à leur tour boosteront la TVA. Cela va ainsi permettre à l’Etat de récupérer une partie de cette petite largesse.

Bien évidemment, il ne s’agit là que de propositions du PLF 2025 et il reviendra aux parlementaires et syndicats de batailler pour réduire davantage l’Impôt sur le revenu au profit d’une frange de la population fortement secouée par la cherté du coût de la vie.

D’ailleurs, le PLF 2025 poursuivra l’objectif de renforcement des actions d’intégration du secteur informel et de la lutte contre la fraude fiscale, où l’Etat poursuivra les actions engagées depuis 2022, visant à améliorer le cadre juridique et institutionnel mis en place. Le but étant d’assurer l’équité fiscale et mobiliser pleinement le potentiel fiscal et, par ricochet, améliorer le taux de couverture des dépenses du budget général de l’État.


Voir également : Najib Akesbi revient sur les insuffisances de système fiscal à couvrir les dépenses de l’Etat

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