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Politique Internationale

Sénégal : Bassirou Diomaye Faye limoge le premier ministre Ousmane Sonko par décret

Bassirou Diomaye Faye sénégal

Le président ​du Sénégal, Bassirou Diomaye ​Faye, a limogé vendredi 22 mai le Premier ministre Ousmane Sonko et ​dissout ‌le gouvernement, ⁠selon un communiqué lu à ‌la télévision publique RTS.

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a démis vendredi de ses fonctions le Premier ministre Ousmane Sonko et a prononcé la dissolution du gouvernement. Cette décision risque d’accentuer l’incertitude dans un pays déjà aux prises avec une crise de la dette et des négociations laborieuses avec le Fonds monétaire international.

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Selon un communiqué lu dans les médias d’Etat par Oumar Samba Ba, secrétaire général de la présidence, l’ensemble des ministres ont été remerciés, le gouvernement sortant étant chargé de l’expédition des affaires courantes. 

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a démis vendredi de ses fonctions le Premier ministre Ousmane Sonko et a prononcé la dissolution du gouvernement. Cette décision risque d’accentuer l’incertitude dans un pays déjà aux prises avec une crise de la dette et des négociations laborieuses avec le Fonds monétaire international.

Selon un communiqué lu dans les médias d’Etat par Oumar Samba Ba, secrétaire général de la présidence, l’ensemble des ministres ont été remerciés, le gouvernement sortant étant chargé de l’expédition des affaires courantes. 

Cette rupture intervient alors que le Sénégal subit une pression économique croissante. Le Fonds monétaire international a gelé son programme de prêts de 1,8 milliard de dollars après la découverte d’irrégularités dans la déclaration de la dette, portant le niveau d’endettement du pays à 132% de son PIB à la fin de l’année 2024.

L’initiative de Faye accroît le risque de nouveaux retards dans la conclusion d’un nouvel accord avec le FMI, jugé crucial pour la relance de l’économie.

Plus tôt vendredi, avant le limogeage de Sonko, le ministre des Finances Cheikh Diba avait indiqué devant le Parlement que le Sénégal prévoyait de reprendre les discussions avec le FMI au cours de la semaine du 8 juin, avec l’espoir de parvenir à un accord sur les points clés d’ici le 30 juin.

Diba a également averti que la facture des subventions aux carburants pourrait dépasser les prévisions budgétaires de 2026 de près de 1 150 milliards de francs CFA (2 milliards de dollars) si les cours du pétrole atteignaient 115 dollars le baril, ajoutant que Sonko avait rejeté sa demande d’augmentation des prix à la pompe.

Sonko s’était opposé à toute restructuration de la dette, estimée à 13 milliards de dollars, une mesure qu’il prétendait prônée par le FMI, tandis que Faye s’était montré plus réservé sur la question.

SPECULATIONS SUR L’AVENIR POLITIQUE DE SONKO

Sonko était un leader de l’opposition très populaire sous l’administration précédente du président Macky Sall, dont la décision de reporter l’Election de 2024 avait provoqué des troubles.

Faye et Sonko sont tous deux d’anciens inspecteurs des impôts qui avaient été emprisonnés avant le scrutin de 2024. Ils ont été libérés 10 jours avant le vote reporté, que Faye a finalement remporté avec 54% des voix.

Faye avait ensuite nommé Sonko au poste de Premier ministre.

Désormais évincé de ses fonctions, l’incertitude plane sur les prochaines intentions de Sonko.

En mars, il avait déclaré qu’il serait prêt à retirer son parti, le Pastef, du gouvernement et à retourner dans l’opposition si Faye s’écartait du programme du parti, alimentant les spéculations sur l’irréductibilité de la lutte de pouvoir entre les deux hommes.

Le Pastef domine l’Assemblée nationale, ce qui pourrait compliquer la gouvernance et l’adoption des réformes nécessaires pour garantir le soutien du FMI.

Le mois dernier, les députés ont approuvé à une large majorité des modifications du code électoral qui pourraient ouvrir la voie à une candidature de Sonko à la présidence en 2029.

Parmi les initiatives phares du Premier ministre, aux positions anti-système et panafricanistes, figurait l’audit des contrats d’exploitation des ressources du Sénégal, notamment ceux régissant le secteur émergent du pétrole et du gaz.

En mars, Sonko avait qualifié d’injuste un contrat gazier de BP pour le projet Greater Tortue Ahmeyim et avait révoqué quelque 71 licences minières. 

Il soutenait que la renégociation des contrats pétroliers et gaziers permettrait de réduire les prix de l’énergie domestique et d’aider à redresser les finances publiques dégradées du Sénégal (Avec Reuters).

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