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Assurances

Sinistralité automobile : En exclusivité les premiers éléments de l’étude

sécurité accidents

Dans la branche automobile, la fraude bat son plein.

9% des souscripteurs sont des multi-assurés et représentent 20% de lensemble des sinistres.

Lentrée en application d’une Centrale des incidents de paiement est obligatoire.

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Les résultats affichés par le secteur des assurances au courant de l’exercice 2017 n’empêchent pas pour autant de dire que la branche automobile ne se porte pas bien ou plus précisément se porte très mal. La sinistralité automobile a enregistré une hausse entre 2015 et 2016. Une aggravation du ratio combiné S/P de la catégorie automobile a été constatée. La charge des prestations afférentes aux garanties annexes a augmenté de 25%. D’après les opérateurs, même en 2017, la branche auto a accusé des pertes considérables. « L’étude élaborée par la FMSAR qui a pour objet d’identifier les raisons de cette augmentation et éventuellement la révision de la tarification est fin-prête », nous confie un responsable au sein d’une compagnie d’assurance.

L’étude révèle que 9% sont des multi-assurés qui souscrivent des contrats auprès de plusieurs compagnies. C’est dire qu’en cas d’accidents, la prime est versée par les différentes compagnies d’assurance.

Pis encore, ces 9% représentent 20% des sinistres de toute la branche automobile.

En l’absence d’une Centrale des incidents de paiement, les assurés peu scrupuleux continent à frauder. Interrogée à ce sujet, notre source précise que la question de la fraude à l’assurance dérange énormément les professionnels. Elle précise : « Le secteur est actuellement en train de mettre en place un dispositif pour l’identification et le suivi des cas de fraude ». Les bases de données des compagnies doivent être partagées afin de pouvoir détecter les assurés ayant déjà souscrit des contrats d’assurance automobile.

A vrai dire, la profession a du pain sur la planche parce que certains fraudeurs vont jusqu’à fabriquer de toutes pièces un accident de la circulation en allant jusqu’à altérer l’état du véhicule en substituant de chez le ferrailleur des pièces en bon état par d’autres accidentées.

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