Flash
Le Maroc des territoires : quand Errachidia juge Rabat Obligations carbone européennes : BMCE Capital Markets lance une offre destinée aux transporteurs Aéroport Mohammed V de Casablanca : El Arbi Es-Sobaihi nommé directeur UM6P : plus de 1.500 chercheurs mobilisés en 5 ans en faveur de la R&D Settat/INDH : approbation de 27 projets de développement pour une enveloppe de plus de 43 MDH Élections législatives du 23 septembre : tirage au sort de la grille d’utilisation des médias publics par les partis politiques Emploi : une économie qui décolle, une jeunesse qui stagne Le blé européen recule après la prolongation des droits de douane au Maroc Prévisions météorologiques pour vendredi 24 juillet 2026 L’économie marocaine connaît sa « plus forte croissance » depuis plus de 10 ans (Banque mondiale)
Finances publiques

Trésor : un excédent budgétaire de 9,6 Mds de DH à fin mars (MEF)

transparence budgétaire budget crédits complémentaires

L’exécution de la loi de finances au cours du premier trimestre de l’année 2024 (T1-24) s’est déroulée dans un contexte marqué par la poursuite du ralentissement de l’inflation qui est revenue à +1,2% en moyenne après le pic de +9,1% au T1-23. C’est ce qui ressort de la situation des charges et ressources du Trésor à fin mars 2023 publiée par le ministère des Finances.

En outre, et en dépit d’un démarrage moins favorable que prévu de la campagne agricole, l’activité économique poursuit son affermissement, tirée notamment par la reprise du secteur secondaire, en particulier le BTP, l’énergie et les industries extractives, et par le dynamisme continu des services.

Dans ces conditions, la situation des charges et ressources du Trésor fait ressortir un excédent budgétaire de 9,6 Mds de DH, contre 1,5 Md de DH un an auparavant. Cette évolution reflète une augmentation des recettes (+10,3 Mds de DH) plus importante que celle des dépenses (+2,3 Mds de DH).

Publicité

Hausse des recettes

Concernant les recettes, elles ont enregistré un taux de réalisation de 26% par rapport aux prévisions de la loi de finances (LF) et une hausse de 10,3 Mds de DH (+13,2%), comparativement à fin mars 2023.

Les recettes fiscales ont affiché un taux de réalisation de 29,9% et une progression de 7,3 Mds de DH (+9,9%). Les remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux, y compris la part supportée par les collectivités territoriales, se sont chiffrés à 4,5 Mds de DH, soit quasiment le même niveau enregistré à fin mars 2023.

Par nature d’impôt et de taxe, les principales évolutions ayant caractérisé le comportement des recettes fiscales se présentent comme suit :

  • IS : taux de réalisation de 43% et progression de 3,8 Mds de DH (+17,4%), due principalement à l’amélioration des recettes du complément de régularisation (+2,3Mds de DH), du 1er acompte (+703 MDH) et de l’IS sur les produits de placements à revenu fixe (+343 MDH) ;
  • IR : taux de réalisation de 27,6% et hausse de 455 MDH (+3,2%), reflétant essentiellement une amélioration des recettes générées par l’IR sur salaires (+243 MDH) et par l’IR sur les profits fonciers (+216 MDH) ;
  • TVA : taux de réalisation de 24,9%. Ces recettes ont progressé de 2,3 Mds de DH, tirées par le produit de la TVA à l’intérieur (+2,5 Mds de DH ou +38,6%) tandis que celui de la TVA à l’importation a baissé de 116 MDH (-0,9%) ;
  • Droits de douane : taux de réalisation de 21,4% et recul de 189 MDH (-5,3%), en lien notamment avec la baisse des importations ;
  • Taxes intérieures de consommation : taux de réalisation de 22,7% et hausse de 93 MDH (+1,3%), recouvrant une amélioration des TIC sur les produits énergétiques (+343 MDH, +9,1%) et une baisse de celles sur les tabacs (-282 MDH, -9,8%) ;
  • Droits d’enregistrement et de timbre : taux de réalisation 38%. Ces recettes ont progressé de 610 MDH (+9,1%), reflétant notamment la hausse des droits d’enregistrement de 448 MDH.

Les recettes non fiscales se sont, pour leur part, établies à 6,2 Mds de DH contre 3,2 Mds de DH à fin mars 2023, soit une hausse de 2,9 Mds de DH.

Ces recettes proviennent des établissements et entreprises publics à hauteur de 2,6 Mds de DH et des autres recettes pour un montant de 3,5 Mds de DH.

Hausse des dépenses

Quant aux dépenses ordinaires, elles ont atteint un montant de 76,9 Mds de DH, enregistrant un taux d’exécution de 25% et une hausse de 1,3 Md de DH par rapport à fin mars 2023. Cette évolution est attribuable à l’augmentation des dépenses au titre des biens et services (+3,1 Mds de DH). Les charges de la compensation et les intérêts de la dette ont, pour leur part, marqué des baisses de 987 MDH et 825 MDH, respectivement.

L’exécution des dépenses des biens et services est marquée par un taux de réalisation de 23,8% pour les dépenses de personnel et 26,8% pour les dépenses afférentes aux « autres biens et services », en augmentation de 341 MDH et 2,8 Mds de DH, respectivement par rapport à fin mars 2023.

Les intérêts de la dette ont, pour leur part, affiché un taux de réalisation de 15,5% et un repli par rapport à fin mars 2023 recouvrant une baisse des intérêts de la dette intérieure (-2 Mds de DH) combinée à une hausse de ceux afférents à la dette extérieure (+1,2 Md de DH).

Les charges de la compensation ont enregistré un taux de réalisation de 47,9%. La baisse de ces charges, qui se sont chiffrées à 8,1 Mds de DH, provient du gaz butane (4,6 Mds de DH, en recul de 482 MDH par rapport à fin mars 2023), de la farine nationale de blé tendre (682 MDH et -1,1 Md de DH / T1-23) tandis que la charge au titre du sucre a augmenté de 492 MDH pour ressortir à 1,8 Md de DH et les subventions accordées aux professionnels du secteur du transport routier se sont accrues de 200 MDH pour s’élever à 1 Md de DH.

Ces évolutions des recettes et des dépenses se sont traduites par un solde ordinaire excédentaire de 11,5 Mds de DH, contre 2,5 Mds de DH à fin mars 2023.

En ce qui concerne les dépenses d’investissement, les émissions ont atteint 22,1 Mds de DH, en baisse de 1,1 Md de DH par rapport à fin mars 2023. Comparativement aux prévisions de la LF 2024, leur taux de réalisation s’est élevé à 22%.

Compte tenu de ces évolutions et d’une réduction des opérations en instance de 5,8 Mds de DH, la situation des charges et ressources du Trésor dégage un excédent de financement de 3,7 Mds de DH contre un besoin de financement de 4,3 Mds de DH un an auparavant.

Les financements nets se sont élevés à 28,8 Mds de DH sur le marché domestique et 7,4 Mds de DH au titre des emprunts extérieurs.

Le flux de l’endettement intérieur recouvre des souscriptions pour un montant de 59,8 Mds de DH et des remboursements en principal pour 31 Md s de DH. Celui de l’endettement extérieur recouvre des tirages de 9,7 Mds de DH et des amortissements de 2,3 Mds de DH.

Publicité

Laisser un commentaire

Publicité
Publicité
error: Content is protected !!