Flash
Le Roi Mohammed VI approuve la fin des fonctions de Madiha Khayr, ministre déléguée chargée de la Formation professionnelle Conseil des ministres présidé par SM le Roi : cinq priorités au cœur du PLF 2027 et 25 Mds de DH pour le développement territorial CIH BANK et Yakeey lancent une plateforme immobilière intégrée à CIH Mobile Séance plénière commune lundi des deux Chambres du Parlement pour la présentation du programme gouvernemental Averses orageuses avec risque de grêle et rafales de vent sous orages samedi et dimanche dans plusieurs provinces Fatima Ezzahra El Mansouri : un programme gouvernemental ambitieux pour répondre aux attentes des citoyens Conseil de la concurrence : 185 opérations de concentrations économiques autorisées en 2025 Interpellation d’un extrémiste à Tanger : les expertises physico-chimiques révèlent la présence de substances entrant dans la fabrication d’explosifs Gouvernement El Mansouri Entre arithmétique de la majorité et sociologie du pouvoir 1.597 réseaux criminels de trafic de migrants et de traite des êtres humains démantelés entre 2021 et 2025
Economie

Pourquoi la tutelle peine-t-elle à pondre la stratégie nationale du Commerce ?

commerce

Ecrit par Lamiae Boumahrou I

Contrairement au secteur de l’Indutrie, celui du Commerce n’a pas joui de la même importance de la part de la tutelle. A ce jour, le secteur n’a toujours pas été doté d’une stratégie nationale ni de moyens financiers pour la mise à niveau du secteur et sa redynamisation. Qu’attend la tutelle pour faire du secteur du commerce une vraie locomotive de l’économie ?

Le secteur du commerce intérieur et de la distribution est sans doute l’un des piliers de l’économie marocaine. Un secteur stratégique aussi bien sur le plan économique que social qui a enregistré ces dernières années une croissance soutenue contribuant ainsi à la croissance économique du pays.

Publicité

Ainsi entre 2017 à aujourd’hui, la population active du royaume opérant dans le secteur est passée de plus de 13% soit 1,56 million de personnes à 15,4%, la  valeur ajoutée de près de 84,2 Mds de DH à 129 Mds de DH ainsi que la participation au PIB national de 8% à 10,8% (chiffres ministère du Commerce).

Publicité

Toutefois, ces chiffres ne reflètent pas toute la réalité du secteur. En effet, le secteur du commerce et de la distribution est l’un des secteurs les plus gangrenés par l’informel particulièrement le secteur traditionnel. C’est même le principal vecteur de l’économie informelle au Maroc, avec une part de 50,6% des effectifs employés en 2013 (Enquête HCP). Pis encore, l’aggravation de la situation de l’emploi au Maroc avec un taux de chômage qui, depuis des mois, est au-dessus de la barre de 13%, accentue la part de l’informel du secteur du commerce. C’est l’issue la plus accessible pour bon nombre de citoyens qui n’arrivent pas à trouver un emploi.

Force est de constater que le secteur du Commerce n’a pas joui de la même importance que l’Industrie qui elle a bel et bien été dotée d’une stratégie nationale ainsi que des moyens nécessaires pour en faire une vraie locomotive de l’économie. Ce parent pauvre du département de l’Industrie et du Commerce continue de naviguer à vue et de souffrir de plusieurs obstacles.

Preuve en est, à ce jour la fameuse stratégie nationale du Commerce élaborée par le département de tutelle n’a toujours pas vu le jour.

Et pourtant, en 2019, à l’ère du ministre Moulay Hafid Elalami, il était question de quelques semaines voire quelques mois pour dévoiler une stratégie à même de dynamiser et de donner un coup d’accélérateur au secteur du commerce. Le ministre avait avoué à l’époque que le secteur du Commerce n’avait pas reçu l’importance qu’il mérite et qu’il était impératif de rattraper le retard en dotant le secteur d’une stratégie élaborée avec les concernés. L’ancien ministre avait engagé les discussions avec les différentes parties dans le cadre d’une approche participative dont ont émané 1.325 recommandations.

5 ans plus tard, nous sommes encore à la case de départ. Qu’est devenue cette Stratégie ? Pourquoi est-elle restée aussi longtemps dans les tiroirs ? Qu’en est-il des 1.325 recommandations relevées auprès des commerçants ? Le gouvernement n’est-il pas parvenu à aligner toutes les composantes du secteur sur la même trajectoire ? N’a-t-il pas trouvé le modèle où chaque acteur (petit ou grand commerçant, marchand ambulant, e-marchand, grandes surfaces…) se retrouve et puisse s’impliquer dans l’émergence du secteur ?

Il faut rappeler que la redynamisation du secteur du Commerce requiert la mobilisation des financements. Et c’est là où le bât blesse. Le budget alloué au secteur reste insuffisant pour relever les défis.

L’actuel ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a plutôt mis l’accent sur la digitalisation du commerce comme vecteur de transformation structurante de ce secteur. En avril dernier, le ministre annonçait l’élaboration d’un nouveau programme visant la digitalisation du commerce de proximité. Un programme qui prévoit la formation des commerçants aux techniques de base du commerce électronique, tout en les dotant des équipements informatiques et des outils de paiement mobile nécessaires.

Dans le même sillage, il avait également annoncé qu’un nouveau projet de loi relatif au e-commerce en détail, renforçant davantage les droits des consommateurs, était en cours de finalisation avant son adoption par un Conseil de gouvernement. Des initiatives prometteuses mais qui restent sommes toutes insuffisantes pour faire jouer au secteur du commerce le rôle qui est le sien dans une économie fortement tributaire de l’agriculture.

En conclusion, le département de l’Industrie et du Commerce est toujours en phase de réflexion pour trouver la formule la plus adaptée aux spécificités du secteur du Commerce marocain. Espérons que nous perdons rien pour attendre.

 

Publicité

Laisser un commentaire

error: Content is protected !!