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Édito

Top 6 mondial : le Maroc chute avec les honneurs

23 septembre

Le football est parfois d’une cruauté effroyable. À Boston, face au réalisme froid de l’équipe de France, les Lions de l’Atlas ont vu leur rêve américain s’éteindre en six minutes chrono. Cette défaite (0-2) en quart de finale de la Coupe du Monde 2026 laisse un goût amer, celui des occasions manquées et d’un scénario qui semblait pourtant à portée de crampons.

Pendant une heure, le Maroc a regardé l’équipe bleue dans les yeux. Malheureusement, il n’a pas su imposer son rythme, confisquer le ballon et faire douter un bloc tricolore très concentré.

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Assurément,  à ce niveau de la compétition, le talent brut ne suffit plus ; c’est le cynisme qui dicte sa loi. L’éclair de Kylian Mbappé à la 60e minute, suivi du coup de massue d’Ousmane Dembélé à la 66e, a cruellement rappelé aux hommes de Mohamed Ouahbi la dure réalité du très haut niveau.

Un manque de concentration coupable, une baisse de régime physique… et le couperet est tombé.

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Pour autant, cet échec ne doit pas masquer le vertige du chemin parcouru. En hissant le drapeau national pour la deuxième fois consécutive dans le top 8 mondial, cette génération signe un exploit inédit dans l’histoire du football africain et arabe. Le Maroc ne crée plus la surprise : il s’est installé à la table des grands. Pour franchir ce dernier plafond de verre et transformer ces épopées en sacres, il faudra désormais apprendre à tuer les matchs et densifier un banc de touche encore trop juste face aux armadas européennes. La déception est immense aujourd’hui, mais les fondations, elles, sont plus solides que jamais.

Après cette défaite, personne ne peut ne pas reconnaître et admettre que l’équipe nationale doit impérativement travailler sur trois axes majeurs. Les joueurs de Mohamed Ouahbi devront d’abord acquérir un cynisme offensif et une persévérance pour concrétiser leurs temps forts devant le but. Sur le plan mental, le groupe devra maintenir une concentration absolue durant l’intégralité de la rencontre afin d’éviter les sautes de régime physiques qui coûtent cher à ce niveau.

Enfin, l’encadrement technique devra densifier l’effectif et la profondeur du banc de touche pour pouvoir rivaliser sur la durée avec les grandes puissances mondiales. En capitalisant sur ces trois leviers, cette génération dorée possède assez d’atouts pour transformer ses futurs exploits en titres majeurs.

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