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Assurances

Top départ pour la SBR : ce qui change pour les assureurs ce trimestre

solvabilité

D’ici la fin du trimestre, l’ACAPS publiera le nouveau dispositif prudentiel (SBR) destiné à moderniser le secteur des assurances. Portée par le régulateur, cette réforme structurelle aligne le Royaume sur les standards internationaux pour garantir une meilleure résilience financière.

C’est une révolution silencieuse, mais déterminante pour la stabilité financière du pays. Le secteur marocain des assurances s’apprête à tourner la page d’un modèle de calcul de solvabilité devenu obsolète pour embrasser la Solvabilité Basée sur les Risques (SBR). Comme l’a récemment précisé Abderrahim Chaffai, Président de l’Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale (ACAPS) dans son discours à l’occasion de la 12e édition du RDV Casa de l’Assurance,  ce cadre vise à « adapter les exigences en capital au profil réel des risques ».

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Un modèle à trois piliers :

Inspirée du régime européen « Solvabilité II », cette réforme ne se contente pas d’ajuster des chiffres ; elle impose une nouvelle philosophie de gestion articulée autour de trois piliers complémentaires.

Le Pilier I s’attaque au volet quantitatif. Désormais, le capital immobilisé par une compagnie ne sera plus un forfait arbitraire, mais le reflet fidèle de son exposition : risques de marché, de crédit ou de souscription. En clair, plus un assureur prend des risques, plus il devra mettre d’argent de côté.

Le Pilier II, quant à lui, renforce la gouvernance. Il ne suffit plus de provisionner, il faut anticiper. Les compagnies devront muscler leurs contrôles internes et systématiser l’auto-évaluation de leurs risques (ORSA), transformant la gestion des risques en un outil de pilotage stratégique au sommet de la hiérarchie.

Enfin, le Pilier III mise sur la transparence. En obligeant les acteurs à publier des rapports détaillés sur leur santé financière, l’ACAPS entend instaurer une discipline de marché accrue et renforcer la protection des assurés.

Si cette transition impose un défi technique et opérationnel de taille aux assureurs, l’enjeu est vital. Dans un contexte économique mondial volatil, ce nouveau cadre prudentiel doit permettre au marché marocain de mieux absorber les chocs.

Le texte final, attendu pour ce trimestre, marquera le coup d’envoi d’une phase de mise en conformité qui placera le Maroc en leader régional en matière de régulation financière.

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