đ„TPME Ă lâexport : ce plafond de verre Ă briser

Tout en constituant la majoritĂ© du tissu Ă©conomique et productif, les TMPE ne contribuent quâĂ hauteur de 20% aux exportation. La CGEM tente de briser ce plafond de verre avec la 2e édition du Carrefour de la TPME.
La ConfĂ©dĂ©ration GĂ©nĂ©rale des Entreprises du Maroc (CGEM) a organisĂ©, ce mardi 5 mai Ă Casablanca, la deuxiĂšme édition du Carrefour de la TPME, placĂ©e sous le thĂšme « Oser lâexport ». Cet évĂ©nement a rĂ©uni dĂ©cideurs publics, chefs dâentreprise et experts.
Lâobjectif est de comprendre comment mieux accompagner les TPME marocaines dans leur dĂ©veloppement à  lâinternational et renforcer leur intĂ©gration dans les chaĂźnes de valeur mondiales.Â
La sĂ©ance dâouverture, marquĂ©e par les interventions de Chakib Alj, PrĂ©sident de la CGEM, de Karim Zidane, Ministre dĂ©lĂ©gué chargé de lâInvestissement, de la Convergence et de lâĂvaluation des politiques publiques, et de  Omar Hejira, SecrĂ©taire dâĂtat auprĂšs du Ministre de lâIndustrie et du Commerce chargé du Commerce extĂ©rieur, a permis de comprendre tout le potentiel des TPME Ă lâexpert. Comme lâexplique O. Hjira, les grandes entreprises contribuent Ă hauteur de 80% aux exportations alors que les 20% restants sont portĂ©s par les TPME. Câest dire tout le potentiel qui reste Ă explorer.
Les intervenants ont souligné le rĂŽle stratĂ©gique des TPME dans lâĂ©conomie nationale et la nĂ©cessité de leur offrir un accompagnement structuré pour rĂ©ussir leur internationalisation.Â
Lors de son intervention, Chakib Alj a rappelĂ© « quâune entreprise ne devient pas compĂ©titive avant dâexporter, mais bien en exportant. Pour lui, le vĂ©ritable enjeu nâest pas seulement dâexporter davantage, mais surtout de faire exporter un plus grand nombre dâentreprises. Aujourdâhui, seules 6 000 entreprises marocaines exportent, un chiffre encore trĂšs limitĂ© au regard du potentiel national. Pourquoi ne pas viser un doublement de ce nombre Ă court terme? A-t-il ajoutĂ©.
Le PrĂ©sident de la CGEM a aussi insisté sur le fait que « lâinternational ne doive plus ĂȘtre perçu comme un terrain rĂ©servĂ© aux grandes entreprises. Il doit devenir un rĂ©flexe, y compris et surtout pour les TPME, car, dans la rĂ©alitĂ©, le premier frein Ă lâexport nâest ni technique ni rĂ©glementaire : il est souvent mental. Câest prĂ©cisĂ©ment pour rĂ©pondre Ă cet enjeu que le Carrefour de la TPME, organisĂ© par la CGEM, prend tout son sens. En apportant des rĂ©ponses concrĂštes, des retours dâexpĂ©rience et des outils opĂ©rationnels, il vise Ă lever ces blocages et Ă encourager le passage Ă lâacte dâexporter ».
LâĂ©vĂ©nement a Ă©galement donnĂ© la parole Ă des entrepreneurs marocains ayant rĂ©ussi leur dĂ©veloppement Ă lâinternational. Les tĂ©moignages inspirants de Anwar Radi (Groupe ENOSIS), de Ghalia Sebti (AIT MANOS) et de Aziz Horani (HPS) ont illustrĂ©, Ă travers des parcours concrets, les opportunitĂ©s quâoffre lâexport et les leviers Ă activer pour rĂ©ussir sur des marchĂ©s internationaux. Â
Un panel consacré à  lâaccĂšs aux marchĂ©s internationaux a permis dâapporter des éclairages pratiques sur les dispositifs dâaccompagnement existants, les stratĂ©gies dâentrĂ©e sur les marchĂ©s étrangers ainsi que les leviers de financement et de structuration à  travers les contributions de Anouar Alaoui Ismaili (Maroc PME), Mohamed Benjelloun (AMDIE), de Mehdi Ziady (CDG Invest) et de Mohamed El Ouali (Groupe BCP). Un workshop dĂ©dié à  lâintelligence artificielle animĂ© par Ismail Moqadem (The AIGENCY) a par ailleurs mis en avant le potentiel de cette technologie comme levier stratĂ©gique de dĂ©veloppement à  lâinternational.Â
Ă travers ce Carrefour de la TPME, la CGEM rĂ©affirme son engagement constant à accompagner fortement les TPME, Ă faciliter leur accĂšs aux opportunitĂ©s internationales et Ă promouvoir une croissance inclusive et durable. Cet Ă©vĂ©nement annuel sâimpose aussi comme une plateforme dâĂ©change par excellence, dâinspiration et dâaccompagnement au service du dĂ©veloppement et de la montĂ©e en puissance des entreprises marocaines.Â

