Séisme Al Haouz : 1er anniversaire, l’occasion de se rappeler des rescapés

Ecrit par Lamiae Boumahrou I
Cela fait un an, jour pour jour, plus précisément le 8 septembre 2023, le Maroc a été secoué par l’un des puissants séismes ayant frappé notre pays depuis 100 ans. La terre a tremblé sous la montagne de la région d’Al Haouz laissant derrière un drame humain, une tragédie sur tous les plans et une région sous les décombres.
Un an après, la plaie de ce drame est toujours ouverte et les souvenirs de cette tragédie gravés dans nos mémoires.
Certes gouvernement, société civile, communauté nationale et internationale et citoyen lambda se sont mobilisés pour atténuer l’impact de cette catastrophe naturelle sur les habitants de la région et apporter de l’aide aux rescapés.
Certes le gouvernement a mis en place un programme de restructuration et de réaménagement des zones sinistrées avec un budget de 120 Mds de DH étalé sur 5 ans.
Certes selon le dernier bilan présenté par le gouvernement à l’issue de la 11ème réunion de la commission interministérielle chargé du déploiement, le programme avance « bien ».
Néanmoins, un an plus tard, et au-delà des chiffres et du bilan gouvernemental : que sont réellement devenues les familles qui ont survécu à cette tragédie ? Les rescapés sont-ils tombés aux oubliettes ? Où sont passées les centaines de caravanes d’aide qui avaient envahi les routes vers les zones sinistrées ? Qu’en est-il de la solidarité des Marocains qui avait fait écho dans les 4 coins de la planète ? Où sont passés les influenceurs et influenceuses qui avaient inondé les réseaux sociaux par leurs vidéos d’actions de solidarité envers les rescapés ? Faut-il attendre la date d’anniversaire du séisme pour se rappeler des rescapés, pour s’enquérir de leur situation et pour mettre la lumière sur leurs conditions de vie ?
Malheureusement, au fil des mois, la mobilisation s’est atténuée. Nous avons tous repris nos trains de vie. Hélas, nous avons tendance à vite oublier. Quant aux rescapés, ils ont dû comprendre que rien ne dure et qu’ils devront vivre et survivre durant un moment, le temps de la reconstruction, dans des conditions difficiles avant qu’ils puissent reprendre leur mode de vie avant-séisme.
Et bien que le gouvernement parle d’une « avancée positive notable » de la mise en œuvre du programme de reconstruction, plusieurs voix se sont levées pour dénoncer un retard notamment dans l’octroi des aides d’urgence mais aussi celles relatives à la reconstruction.
L’arrivée de l’hiver ne fera que compliquer les choses notamment pour les familles qui continuent d’habiter sous les tentes. Les dernières inondations ayant provoqué des pertes humaines et des dégâts matériels rappellent les risques auxquels sont confrontés les habitants de la région d’Al Haouz.
C’est dire que les habitants d’Al Haouz ont toujours besoin de l’élan de solidarité qui a apaisé un tant soit peu les affres du drame du séisme d’Al Haouz. Restons donc solidaires.
