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Assurances

[Entretien] Insurtech : Abderrahim Chaffai « l’ACAPS plaide pour l’adaptation du cadre réglementaire »

Acaps Insurtech

Interviewé par L. Boumahrou I

L’innovation et la transformation digitale dans le secteur de l’assurance sont aujourd’hui une nécessité pour améliorer l’inclusion assurantielle en Afrique. Au Maroc, le régulateur (ACAPS) oeuvre pour adapter le cadre réglementaire aux nouveaux défis. Le point avec Abderrahim Chaffai, Président de l’ACAPS en marge de la 2ème édition du Sommet BimaLab Africa Insurtech.

EcoActu.ma : Le Maroc abrite la 2ème édition du Sommet BimaLab Africa Insurtech sous la thématique « favoriser la croissance inclusive : des solutions Insurtech pionnières pour le secteur financier africain ». Quel est l’objectif de cette messe qui a réuni les opérateurs du secteur des assurances et les régulateurs ?

Abderrahim Chaffai : Le principal objectif de cet événement est l’inclusion financière. Il y a un certain nombre d’initiatives pour pouvoir donner accès à l’assurance à un large pan de population.

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Cet évènement se veut non seulement un espace de réflexion, mais également un forum d’échanges et de collaborations autour des défis et des opportunités qui s’offrent à nous au sein du continent africain.

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Parmi les points importants des échanges, le rôle de l’innovation et de la transformation digitale dans l’accès des populations éloignées ou à faibles revenus aux services d’assurance.

Cette transformation ne se limite pas aux opérateurs établis, mais elle englobe également la nécessité de créer des startups qui réinventent le modèle économique traditionnel de l’assurance pour des besoins spécifiques.

Et les Insurtech jouent un rôle déterminant en introduisant des solutions technologiques disruptives qui optimisent les services et élargissent l’accès à l’assurance pour des besoins spécifiques.

Nous sommes donc très intéressés par l’expérience BimaLab et par l’expérience du Kenya  qui est un leader incontesté dans ce domaine. L’enjeu aujourd’hui est d’aider les porteurs de projets à bien structurer leur démarche.


Lire également : Couverture assurantielle : les compagnies et insurtech doivent une synergie optimale


En tant que régulateur, nous apportons un support sur la partie réglementaire pour une conformité avec la réglementation. Nous aidons ainsi les porteurs de projet dans la conception des produits afin qu’ils soient conformes à la réglementation marocaine. Donc, à travers cette action, nous accompagnons un certain nombre d’Insurtechs marocaines, et nous pensons que très bientôt certaines d’entre-elles seront opérationnelles sur le marché marocain.

Où en est le Maroc aujourd’hui en termes d’innovation et de transformation digitale pour contribuer à cette inclusion assurancielle ?

A partir de l’assurance, il y a l’aspect réglementaire qu’il faut traiter en premier. Rappelons que l’assurance est un secteur hautement réglementé, ce qui est normal étant donné qu’il s’agit de gestion d’épargne et de gestion d’argent des souscripteurs. Certes il y a des initiatives dans ce sens notamment la signature électronique, toutefois la réglementation devrait évoluer.

Concrètement que fait l’ACAPS pour étoffer le cadre réglementaire afin d’encourager l’innovation et par ricochet l’inclusion assurantielle ?

L’ACAPS a pris un certain nombre de dispositions qui sont déjà opérationnelles maintenant, notamment pour la partie de la micro-assurance. Nous travaillons également sur un chantier important qui est la digitalisation de l’attestation automobile.

Ces initiatives permettront d’avoir sur le marché des acteurs qui pourraient proposer des solutions innovantes et digitales pour le développement du secteur des assurances.

Nous œuvrons à soutenir le développement d’offres innovantes et à améliorer les circuits de distribution afin de promouvoir l’innovation et l’accès à l’assurance, et de combler les écarts de protection notamment au profit des populations à faible revenu.

En 2023, l’ACAPS a lancé la cellule Innovation et Insurtech pour permettre aux acteurs en place ainsi qu’aux porteurs de projets Insurtech d’explorer de nouvelles idées et approches. Pouvez-vous dresser un bilan ?

Il est tôt de dresser un bilan exhaustif. Néanmoins, actuellement il y a 3 startups qui sont à un stade très avancé. Nous sommes dans la phase finale d’opérationnalisation. Il faut savoir que le processus prend beaucoup de temps. Nous avons démarré avec 12 startups marocaines dans ce domaine-là dont 3 sont en phase finale.

Nous allons continuer à œuvrer pour faire émerger des Insurtech marocaines compétentes.

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