LGV Kénitra-Marrakech : 1 an plus tard, l’ONCF met les bouchées doubles

Un an après le lancement, par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, du projet de construction de la nouvelle ligne à grande vitesse reliant Kénitra à Marrakech, l’Office National des Chemins de Fer (ONCF) poursuit activement la mise en œuvre de ce chantier stratégique, véritable pilier d’un programme ferroviaire historique d’envergure nationale.
La réalisation d’une nouvelle ligne à grande vitesse sur l’axe Kénitra-Marrakech, avec une enveloppe de 53 Mds de DH dédiée aux infrastructures et aux équipements et d’une longueur de 430 kilomètres, connaît une avancée notable.
Les opérations d’acquisition foncière sont désormais achevées et la quasi-totalité des emprises a été libérée, illustrant une dynamique d’exécution soutenue ainsi qu’une mobilisation coordonnée et efficace de l’ensemble des parties prenantes.
Sur le plan des travaux, les opérations de génie civil progressent à un rythme soutenu sur l’ensemble du tracé. Les travaux de terrassement ainsi que la réalisation des ouvrages d’art évoluent conformément au planning établi.
À ce jour, près de 20 millions de m³ de déblais et remblais ont été exécutés. Les ouvrages d’art enregistrent également une avancée significative, avec 15 viaducs en cours de réalisation, ainsi que 3 tranchées couvertes, situées au niveau de l’aéroport de Casablanca, de Zenata et d’Aïn Atiq, totalisant 1,5 km. Par ailleurs, 92 ouvrages relatifs aux ponts-rails et ponts-routes ont été engagés.
Les équipements ferroviaires évoluent également conformément au calendrier prévu. À ce jour, près de 2,5 millions de tonnes de ballast, 800.000 tonnes de traverses, plus de 100.000 tonnes de rails ainsi que 220 appareils de voie ont été approvisionnés pour accompagner l’avancement du chantier.
Parallèlement, les travaux sur les voies exploitées ont été engagés sur plusieurs tronçons, où les opérations de pose de voie se poursuivent activement. Les systèmes de signalisation sont, quant à eux, en phase de préparation de leur déploiement dans les délais impartis.
S’agissant des gares voyageurs, le concept architectural est à présent finalisé et les travaux sont conduits selon un phasage en cascade. Une première tranche a été lancée au début de l’année 2026, et l’ensemble des gares devrait être engagé d’ici juillet 2026.
Au-delà de sa dimension infrastructurelle, ce programme constitue également un puissant levier de développement économique national. À ce jour, près de 150 entreprises directes sont mobilisées sur les différents volets du projet, dont près des deux tiers sont des entreprises nationales, selon l’ONCF.
Cette dynamique illustre pleinement l’effet structurant du programme piloté par l’ONCF sur le tissu économique marocain, tout en contribuant au renforcement des compétences, du savoir-faire local et de l’excellence industrielle nationale.


