Industrie : la FCP appelle à lever les verrous de la compétitivité

Réunie à Casablanca à l’occasion de l’événement « Entrepreneurs en Mouvement », la Fédération de la Chimie et de la Parachimie (FCP) a porté un message clair : accélérer la transformation industrielle du Maroc passe par une meilleure intégration des PME, un environnement réglementaire plus agile et une exploitation plus stratégique des données économiques.
La Fédération de la Chimie et de la Parachimie (FCP) a pris part, samedi 17 octobre à Casablanca, à l’événement « Entrepreneurs en Mouvement » organisé par la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM). Une rencontre consacrée aux grands enjeux de compétitivité et de développement de l’industrie nationale.
La fédération était notamment représentée par son président, Abed Chagar, et sa vice-présidente, Naoual Zine, intervenus lors du panel intitulé : « Industrie marocaine : jusqu’où peut-on aller ? ».
Au cours des échanges, Naoual Zine a appelé à une réflexion approfondie sur les futurs moteurs de croissance de l’industrie marocaine. Elle a notamment souligné la nécessité de poursuivre le développement des zones industrielles et d’encourager de nouveaux modèles d’intégration industrielle.
Pour la vice-présidente de la FCP, l’un des défis majeurs consiste à renforcer la place des très petites, petites et moyennes entreprises dans les chaînes de valeur industrielles. Un enjeu qu’elle considère essentiel pour élargir la base productive nationale et permettre aux PME marocaines de participer davantage à la création de valeur.
Simplifier pour investir davantage
De son côté, Abed Chagar a insisté sur le rôle des fédérations professionnelles dans la représentation des industriels et dans le portage d’une vision commune capable d’accompagner la dynamique industrielle engagée par le Royaume.
Le président de la FCP a plaidé pour une simplification du cadre administratif entourant l’investissement industriel. Selon lui, la priorité devrait être donnée à des cahiers des charges clairs et transparents plutôt qu’à la multiplication des procédures d’autorisation et des dérogations administratives, souvent perçues comme des freins à l’investissement.
Autre levier mis en avant : la valorisation de la donnée économique et industrielle. Abed Chagar a souligné l’intérêt d’une analyse plus approfondie des flux d’importation afin d’identifier les segments présentant un potentiel d’industrialisation locale.
Une meilleure exploitation de ces données permettrait, selon lui, de détecter de nouvelles opportunités d’investissement et d’encourager l’émergence de projets industriels pérennes, capables de renforcer la production nationale et de réduire certaines dépendances extérieures.
Une ambition de souveraineté économique
À travers cette participation, la FCP réaffirme son engagement en faveur d’une industrie marocaine plus compétitive, mieux intégrée et davantage créatrice de valeur ajoutée locale.
Au-delà des mesures sectorielles, les responsables de la fédération ont défendu une conviction commune : la prochaine étape du développement industriel du Royaume passera par une mobilisation renforcée de l’ensemble de l’écosystème productif, au service d’un objectif plus large de souveraineté économique et de montée en gamme de l’appareil industriel national.


