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Economie Nationale

Entrepreneurs en Mouvement : la CGEM lance le débat sur le prochain cycle de croissance

CGEM

Investissement, industrie, innovation, emploi, export… En réunissant à Casablanca plus de 800 chefs d’entreprise et décideurs publics à l’occasion du forum « Entrepreneurs en Mouvement », la CGEM a voulu dépasser le stade du constat pour engager une réflexion sur les conditions d’un nouveau cycle de croissance au Maroc.

Les forums économiques se succèdent souvent avec leur lot de diagnostics déjà connus. Celui organisé samedi par la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) a cependant affiché une ambition différente : faire dialoguer les acteurs économiques autour d’une question simple mais stratégique, celle du passage à l’action. Le thème choisi, « Transformer les priorités en actions », illustre cette volonté de s’éloigner des débats de principe pour s’intéresser aux leviers concrets de compétitivité. 

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Dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques, la réorganisation des chaînes de valeur et l’accélération des mutations technologiques, la question est devenue centrale pour le Maroc : comment maintenir la dynamique de croissance tout en renforçant la résilience de son appareil productif ?

Pour la CGEM, la réponse passe par plusieurs chantiers simultanés. Les échanges ont ainsi porté sur l’investissement, la compétitivité, l’innovation, l’intelligence artificielle, le financement, le développement des compétences, l’emploi ou encore l’export. Autant de sujets qui, mis bout à bout, dessinent les contours d’un même défi : permettre aux entreprises marocaines de gagner en taille, en productivité et en capacité d’innovation. 

Au fil des discussions, un constat semble s’être imposé : les performances enregistrées ces dernières années dans plusieurs filières industrielles constituent une base solide, mais elles ne suffiront pas à elles seules à faire franchir un nouveau cap à l’économie nationale. La question n’est plus seulement d’attirer les investissements, mais de mieux diffuser leurs effets dans l’ensemble du tissu productif, notamment auprès des PME et des entreprises régionales.

Cette préoccupation explique l’attention accordée aux territoires lors de cette rencontre. La participation de représentants des douze régions du Royaume témoigne d’une volonté de sortir d’une vision trop centralisée du développement économique et de replacer les dynamiques locales au cœur de la croissance nationale. 

Autre enseignement du forum : l’émergence d’un discours de plus en plus centré sur la souveraineté économique. Le terme n’a pas nécessairement occupé le devant de la scène, mais il transparaît dans nombre de thématiques abordées. Derrière les débats sur l’industrie, l’innovation ou la montée en compétences se dessine en réalité une interrogation plus large sur la capacité du Maroc à créer davantage de valeur localement, à maîtriser certaines technologies et à consolider sa position dans les échanges internationaux.

L’intervention annoncée de Moulay Hafid Elalamy, autour du thème « L’audace de voir grand », s’inscrit pleinement dans cette logique. Le message est celui d’un changement d’échelle : encourager les entreprises marocaines à dépasser leurs marchés traditionnels et à se projeter dans une compétition régionale et internationale plus intense. 

Au-delà des panels et des prises de parole, la véritable portée de cette initiative se mesurera dans les mois à venir. Car la problématique soulevée par la CGEM est moins celle de l’identification des priorités que de leur exécution. Le diagnostic sur les besoins d’investissement, d’innovation ou de compétitivité est largement partagé. La question est désormais de savoir comment transformer ces ambitions en politiques, en projets et en résultats mesurables.

C’est probablement là que réside l’enjeu principal d’« Entrepreneurs en Mouvement » : faire émerger une feuille de route collective capable d’accompagner la prochaine phase du développement économique marocain.

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Entrepreneurs en mouvementMehdi Tazi

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