Accès aux financements verts : Mbarka Bouaida plaide pour une gouvernance territoriale renforcée

À l’occasion du Congrès mondial des collectivités territoriales, un panel de haut niveau consacré aux financements verts et aux défis du changement climatique s’est tenu en présence de plusieurs experts et responsables internationaux. Intervenant lors de cette rencontre, Mbarka Bouaida, présidente du Conseil de la Région Guelmim-Oued Noun, a souligné l’importance de rendre les projets territoriaux plus accessibles aux mécanismes de financement vert.
Selon Bouaida, cette rencontre a constitué une opportunité de mettre en lumière le modèle marocain, fondé sur les principes de la décentralisation et de la déconcentration, qui offre aujourd’hui un cadre institutionnel clair permettant aux collectivités territoriales de porter et de développer des projets liés au développement durable et à la lutte contre le changement climatique.
La présidente de la Région Guelmim-Oued Noun a rappelé que la Constitution marocaine ainsi que les lois organiques relatives aux collectivités territoriales accordent une place importante aux enjeux du développement durable. Cette orientation se traduit concrètement dans les politiques et projets menés par les territoires, notamment dans les zones les plus exposées aux effets du changement climatique.
« La majorité des projets portés par les collectivités territoriales concernent directement l’économie verte et le développement durable », a-t-elle expliqué, citant notamment les initiatives liées à la gestion des ressources hydriques dans un contexte marqué par plusieurs années de sécheresse, le développement d’une agriculture plus résiliente, la prévention des incendies de forêt ainsi que la lutte contre les inondations.
Bouaida a également insisté sur la nécessité de mieux structurer et formuler ces projets afin qu’ils répondent aux critères exigés par les mécanismes internationaux de financement vert. Pour elle, le principal défi consiste à intégrer ces initiatives dans une vision globale permettant de répondre efficacement aux enjeux climatiques tout en facilitant leur accès aux sources de financement disponibles à l’échelle internationale.
Elle a, par ailleurs, souligné l’importance d’une gouvernance locale performante et du renforcement des expertises territoriales, afin de permettre aux collectivités de dialoguer efficacement avec leurs partenaires internationaux et de garantir la bonne mise en œuvre des projets sur le terrain.
Les échanges ont également permis de découvrir des expériences étrangères, notamment le modèle espagnol. Mme Bouaida a relevé que le succès de ce modèle repose en grande partie sur ce qui a été qualifié d’« intelligence locale », à savoir une capacité à identifier précisément les besoins au niveau territorial et à assurer leur articulation avec les politiques publiques nationales.
Pour la responsable régionale, cette convergence entre les échelons local et national demeure essentielle pour concrétiser des projets porteurs d’avenir et renforcer la résilience des territoires face aux défis environnementaux et climatiques.
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