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Banques

Revolut au Maroc : pas pour demain !

Revolut

Depuis quelques mois, des informations circulaient sur une prétendue ambition de Revolut pour le marché marocain. Abdellatif Jouahri, Wali de Bank Al Maghrib, a coupé court à toutes ces conjectures.

Réagissant à une question sur le sujet lors du point de presse à l’issue du Conseil de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri, a affirmé qu’une rencontre avec les représentants de Revolut a bien eu lieu sur le sujet.

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Le Wali de BAM a en effet reçu début juin, des représentants de la néo-banque dont un jeune marocain de qualité, selon les propos de Jouahri.

Lors de cette rencontre, Revolut n’a pas demandé d’agrément insiste Abdellatif Jouahri, mais a manifesté son intérêt pour le Maroc.

Un intérêt qui se comprend au regard des perspectives de développement et de croissance du Maroc mais aussi de l’ambition d’en faire une interface de la néo-banque avec l’Afrique, soutient le Wali de BAM.

Mais la conjoncture, elle, n’y est pas propice, puisque BAM est retenue par trois importants chantiers qui ne permettent pas de répondre favorablement dans l’immédiat à cet intérêt particulier de Revolut pour le Maroc.

« Le premier est que nous avons ce problème de relais avec l’Europe que nous n’avons pas encore résolu. Il se peut qu’avec certains pays le problème se résolve facilement mais qu’avec d’autres cela prenne du temps », soutient Jouahri.

Le deuxième chantier est que « Nous avons une évaluation avec la Banque mondiale et le Fonds Monétaire International qui vont intervenir en fin d’année, en octobre. Et de trois, nous avons également une évaluation au niveau du Gafi. Tous ces éléments réunis, font que nous sommes très pris dans le cadre de ces chantiers », explique le Wali de BAM.

L’autre élément et non des moindres, est que Revolut s’intéresse à une catégorie d’opération où les acteurs marocains sont très engagés.

« Ils ont compris que ce n’est pas le moment favorable », tranche Jouahri.

Mais la porte n’est pas totalement fermée puisque à la base Revolut n’a pas demandé d’agrément mais jauge plutôt le terrain.  

« Je leur ai dit qu’on résolve d’abord nos problèmes, je ne suis ni maître du temps ni des délais dans lesquels on pourra le faire et puis on verra si d’ici là si tout cela tourne bien », conclut le Wali de BAM.

Pour sa part Revolut a souligné dans une déclaration à Ecoactu.ma, que « Suite à la récente rencontre entre la direction de Revolut et Monsieur Abdellatif Jouahri, Wali de Bank Al-Maghrib – marquée par une conversation très chaleureuse et ouverte – je tiens à saluer la vision éclairée de la Banque Centrale, » a déclaré Yacine Faqir, Directeur Général de Revolut Maroc.

« Nous comprenons et respectons parfaitement les contraintes actuelles de l’institution face aux multiples chantiers réglementaires ponctuels en cours. Lors de cet échange constructif, nous avons pu partager l’horizon de temps naturel que nécessite le déploiement d’une opération technologique et financière d’une telle envergure. Revolut reste pleinement engagé envers le projet marocain.»

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