Le gouvernement marocain prévoit d’allouer 20 milliards de dirhams supplémentaires à son budget 2026 afin de financer des mesures visant à amortir les répercussions du conflit au Moyen-Orient sur le marché intérieur, a déclaré jeudi une source gouvernementale à Reuters. La source a requis l’anonymat, n’étant pas autorisée à s’exprimer publiquement, et s’est exprimée après que le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, a annoncé la mesure aux journalistes sans préciser le montant de ce financement additionnel.

La perturbation sans précédent des approvisionnements énergétiques résultant de la guerre au Moyen-Orient s’avère particulièrement pénalisante pour le Maroc, qui importe la majeure partie de ses besoins en pétrole, gaz et charbon.

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Ces ajustements budgétaires visent à ‘allouer les fonds de réserve nécessaires pour faire face aux conséquences potentielles si la situation actuelle devait persister, notamment en ce qui concerne le soutien au pouvoir d’achat des citoyens’, a précisé M. Baitas devant la presse.

Les mesures incluent des subventions destinées à maintenir la stabilité des prix du gaz de cuisson, des services de transport, a-t-il ajouté.

Ces fonds supplémentaires financeront également des dispositifs pour répondre aux conséquences des inondations ayant frappé le nord du pays cet hiver, tout en couvrant d’autres dépenses imprévues liées aux répercussions du contexte économique international.

Malgré les pressions inflationnistes importées, le gouvernement table sur une croissance économique de 5.3% cette année, contre 4.6% l’an dernier, portée par une amélioration du secteur agricole suite à des précipitations abondantes ayant mis fin à sept années de sécheresse.

L’exécutif prévoit également de réduire le déficit budgétaire de 0.5 point de pourcentage pour le ramener à 3% cette année, grâce à l’amélioration de la croissance et des recettes fiscales, tout en ramenant la dette publique à 66% du PIB.

Les subventions destinées à stabiliser les prix des transports publics coûtent environ 648 millions de dirhams par mois, avait indiqué le mois dernier le ministre du Budget, Fouzi Lekjaa. (Avec Reuters)