Fès accueille la 5e édition du Congrès Mondial du Soufisme

La cinquième édition du Congrès Mondial du Soufisme verra une participation vaste et de marque de personnalités éminentes, de cheikhs et d’universitaires venus du monde entier, en plus de l’organisme organisateur, le « Centre Académique International d’Études Soufies et Esthétiques », basé au Royaume du Maroc.
Le Centre Académique International d’Études Soufies et Esthétiques (IACSAS) organise les 12 et 13 août à Fès, le Congrès Mondial du Soufisme 2025, sous le thème Science de la Purification: Édification de l’Homme & Préservation des Patries.
Les organisateurs de la cinquième édition du Congrès Mondial du Soufisme, prévue pour cette année 2025, ont choisi une thématique adaptée aux défis actuels sur la base de l’engagement des maîtres soufis qui ont toujours été les plus soucieux de réaliser cette édification divine, en se concentrant sur l’approche de purification (Tazkiya). Celle-ci vise à reconstruire l’homme intérieurement, afin qu’il devienne un réceptacle adéquat pour la connaissance divine, et un moyen de jouir à nouveau de la création divine et de sa magnificence.
Car, l’un des piliers essentiels sur lequel repose les maîtres soufis pour édifier l’être humain est la purification du mental et du cœur, ainsi que la maîtrise de l’âme. Cette maîtrise s’opère en la libérant de ses attributs obscurs tels que l’orgueil, l’arrogance, la haine, la rancune, l’envie et la cupidité… jusqu’à ce qu’elle devienne bienveillante, apaisée, intègre et pacifique. L’être humain est un édifice composé de l’esprit, du corps, du mental, du cœur et de l’âme.
Le véritable critère d’évaluation d’un individu, et de la communauté humaine dans ses efforts civilisateurs, réside dans sa spiritualité et son illumination. Dès lors, le soufisme joue un rôle crucial dans la prévention contre les idées déviantes et les manifestations fallacieuses, Il s’efforce d’immerger les cœurs dans une dimension éducative et esthétique permettant de comprendre le monde sans excès, sans violence, sans fanatisme à l’image du Prophète صلى الله عليه وسلم, envoyé comme miséricorde pour l’univers.
C’est pourquoi l’approche de l’Islam est intrinsèquement réformatrice, visant à repousser les maux et à rétablir les bienfaits. C’est ce que le soufisme prône dans sa dimension éducative et purificatrice, en appelant à la modération et à l’équilibre sans excès ni négligence. Il exhorte l’être humain à puiser dans les trésors intellectuels, juridiques et scientifiques, tout comme il a besoin de puiser dans le trésor spirituel qui fortifie sa détermination, affine sa personnalité et rectifie son comportement et ses actions.
Aujourd’hui plus que jamais, en tant que communauté, avons besoin d’un sursaut spirituel, et d’une renaissance fondée sur la foi. Cette impulsion doit être capable de restaurer l’équilibre sacré entre la parole et l’acte, l’esprit et le corps. Elle doit aussi être capable de réouvrir le cœur humain aux horizons infinis de l’esprit et à ses lumières divines, et de ranimer en lui la force du dévoilement et du goût spirituel (dhawq), afin qu’il atteigne la plénitude de sa noble nature humaine. Ce sursaut spirituel ne peut s’inscrire que dans un cadre éducatif moral, garantissant l’immunité et la protection contre toute déviance et toute aberration. Elle constitue une infrastructure morale essentielle pour une construction sociale cohérente, permettant de réunir les conditions spirituelles les plus propices à l’établissement de la sécurité civilisationnelle.
La cinquième édition du Congrès Mondial du Soufisme verra une participation vaste et de marque de personnalités éminentes, de cheikhs et d’universitaires venus du monde entier, en plus de l’organisme organisateur, le « Centre Académique International d’Études Soufies et Esthétiques », basé au Royaume du Maroc.

