Flash
Gouvernement El Mansouri Entre arithmétique de la majorité et sociologie du pouvoir 1.597 réseaux criminels de trafic de migrants et de traite des êtres humains démantelés entre 2021 et 2025 Institut marocain des administrateurs (IMA) : publication du panorama 2026 des pratiques ESG des émetteurs faisant appel public à l’épargne Averses orageuses avec risque de grêle et rafales de vent sous orages vendredi dans plusieurs provinces Émergences 2026 : Casablanca confirme son rôle de tremplin pour la nouvelle scène artistique africaine Conjoncture : la demande intérieure marocaine brave la crise énergétique [Entretien] A. Amara (CESE) : « Le citoyen doit être la boussole de la politique de santé » SM le Roi préside la cérémonie de nomination des membres du nouveau gouvernement Le déficit commercial s’aggrave de 15,5% en 2025 IA au Maroc : la CGEM appelle à passer du potentiel à l’impact économique
Édito

Gaza : guerre par procuration

Ceuta et Melilla Maroc informel guerre hybride guerre informationnelle Imane Bouhrara subvention Séisme Al Haouz paris rabat assemblées annuelles FMI banque mondiale code de la famille Palestine année 2024 transferts mre remises migratoires corruption partis politiques can 2023 maroc Afrique football eau réseaux sociaux sahara Algérie iran covid code de la famille youssef 45 classe moyenne rurale Palestine horreur ue visa Schengen Afrique jeux paralympiques étudiant en médecine et pharmacie Mohammed VI Macron maroc france chômage retraite gaza grève députés. code de la route ménages chômage des jeunes criminalité économique maroc 2026 génération z femmes presse réforme ifrane gouvernement chômeur football crypto revolut maroc football sécurité routière drones vote voter

Il y a lieu de se réjouir de la trêve à Gaza après plus d’une année sanguinaire. Mais, ceux qui soufflent sur la braise, déversent leur haine par écrans interposés et se livrent une bataille par procuration, de quoi parle-t-on au juste ?

Imaginez un peuple qui chaque 5 à 10 ans subit ce genre d’offensives avec toutes les pertes humaines et matérielles, les départs sans retours, des familles détruites à tout jamais, des infrastructures rasées de la surface de la terre, des rescapés qui meurent de famine et gèlent sous les tentes dans des camps de fortune des mois durant…

Publicité

Et vous avez ceux qui se targuent d’une victoire à Gaza, au chaud confortablement derrière leurs écrans, d’un côté comme de l’autre, alors qu’ils ne sont même pas partis du conflit, qu’ils n’ont pas souffert dans leur chair… On peut être en colère bien que soulagés après le feuilleton sanglant que nous avons vécu, mais on peut être également soulagé, mais de là à crier victoire, c’est déshumaniser les Palestiniens, les réduire à des chiffres, à une chair à canon. plus de 46.000 morts et 110.000 blessés, sans compter les disparus et ces victimes qui ne figurent nulle part.

Publicité

De grandes puissances se livrent cette guerre asymétrique, d’ailleurs aux allures d’une offensive plus qu’autre chose, et c’est le peuple palestinien qui trinque. De quelle victoire parle-t-on ? Des milliers de martyrs, l’horreur dans toute sa cruauté, des quartiers effacés de la surface de la terre, des déportés, des familles détruites, des médecins et journalistes tués dans l’exercice de leur fonction à Gaza, le droit international baffoué, des organismes internationaux avérés inutiles, l’échec cuisant du processus de paix… un traumatisme pour tous ceux qui ont une once d’humanité.

Avec les nouvelles technologies, et alors que la guerre sur le terrain s’arrête, la guerre hybride elle se poursuit. Si cela ne leur coûte rien à ces « soldats virtuels », la population de Gaza le paie de son sang et de ses terres.

Ce n’est pas à tort que Neville Chamberlain disait que « dans une guerre, quel que soit le camp qui puisse se déclarer vainqueur, il n’a pas de gagnants, il n’y a que des perdants ».

Le seul enseignement à tirer de cette affaire est que quoi que vous pensiez être une puissance militaire, vous ne plierez jamais la volonté et la détermination d’un peuple à défendre son territoire.

Et la seule chose dont on peut se réjouir est que cette trêve se poursuive, que des vies soient épargnées jusqu’à l’aboutissement du processus de paix final avec deux États pour mettre fin à un conflit qui va boucler un siècle d’armes et de sang. Autrement, c’est nourrir la folie des uns par la haine des autres dans un cycle infernal dont ni vous ni moi ne paierons le tribut.

Publicité

Laisser un commentaire

error: Content is protected !!