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Finances

La loi de finances rectificative 2020 publiée au Bulletin Officiel

loi de Finances

Les hypothèses ayant présidé l’élaboration de la Loi de Finances pour l’année en cours sont fortement compromises. Et pour cause, la crise sanitaire liée au Covid-19 qui a frappé de plein fouet les secteurs les plus stratégiques conjuguée à une année de sécheresse avec tous les effets qui en résultent aussi bien sur le secteur agricole que sur celui non agricole.

Dans ce cadre, les pouvoirs publics ont procédé à l’élaboration d’une Loi de Finances rectificative qui a été publiée au Bulletin Officiel du 27 juillet 2020.

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Cette loi constituera le socle pour l’adoption et l’opérationnalisation desdites mesures selon les trois axes prioritaires suivants :

  • L’accompagnement de la reprise progressive de l’activité économique ;
  • La préservation des emplois ;
  • L’accélération de la mise en œuvre des réformes de l’Administration.

En guise de rappel, les hypothèses retenues pour la Loi de Finances Rectificative pour l’année 2020 se présentent comme suit: Un cours moyen du gaz butane fixé à 290 dollars US la tonne (contre 350 dollars US la tonne prévu par la loi de finances pour l’année 2020) ; Une parité euro/dollar de 1,11; Un recul de la demande mondiale adressée au Maroc (hors produits de phosphates et dérivés) de 20%, dans un contexte marqué par de fortes incertitudes sur l’évolution de la croissance économique et du commerce au niveau mondial, en lien avec l’arrêt de l’activité et les perturbations au niveau des chaines d’approvisionnement mondiales.

Cette situation se traduirait par une baisse significative des exportations des biens et services ; Une production céréalière estimée à 30 millions de quintaux (au lieu de 70 millions de quintaux prévue par la Loi de Finances pour l’année 2020) induisant une baisse de 4,8% de la valeur ajoutée du secteur agricole.

Sur la base de ces hypothèses, la Loi de Finances Rectificative pour l’année 2020 fixe le taux de croissance à-5% (contre 3,7% prévu par la loi de finances pour 2020) et le déficit budgétaire prévisionnel à 7,5% du PIB (contre 3,5% prévu par la loi de finances pour l’année 2020).


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